share_book
Envoyer cet article par e-mail

Les hirondelles de Kaboul

ou partager sur :

share_comment
Partager ce commentaire par e-mail

ou partager sur :

PRÊT A ACHETER?
(vous pouvez toujours annuler plus tard)


J'aime
Les hirondelles de Kaboul

Les hirondelles de Kaboul

  (Auteur)


Prix : 73,00 DH TTC


En stock.
Commandez vite, il ne reste  que 3 exemplaires !
Date de livraison estimée le mercredi 7 décembre 2016.

Des articles qui pourraient aussi vous intéresser

Description de "Les hirondelles de Kaboul"

Le mollah lève une main majestueuse pour apaiser le hurleur. Après la récitation d'un verset coranique, il lit quelque chose qui ressemble à une sentence, remet la feuille de papier dans une poche intérieure de son gilet et, au bout d'une brève méditation, il invite la foule à s'armer de pierres. C'est le signal. Dans une ruée indescriptible, les gens se jettent sur les monceaux de cailloux que l'on avait intentionnellement disposés sur la place quelques heures plus tôt. Aussitôt, un déluge de projectiles s'abat sur la suppliciée qui, bâillonnée, vibre sous la furie des impacts sans un cri. Mohsen ramasse trois pierres et les lance sur la cible. Les deux premières faillissent à cause de la frénésie alentour mais, à la troisième tentative, il atteint la victime en pleine tête et voit, avec une insondable jubilation, une tache rouge éclore à l'endroit où il l'a touchée. Au bout d'une minute, ensanglantée et brisée, la suppliciée s'écroule et ne bouge plus. Sa raideur galvanise davantage les lapideurs qui, les yeux révulsés et la bouche salivante, redoublent de férocité comme s'ils cherchaient à la ressusciter pour prolonger son supplice. Dans leur hystérie collective, persuadés d'exorciser leurs démons à travers ceux du succube, d'aucuns ne se rendent pas compte que le corps criblé de partout ne répond plus aux agressions, que la femme immolée gît sans vie, à moitié ensevelie, tel un sac d'horreur jeté aux vautours. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 147 pages
  • Dimensions :  1.2cmx10.8cmx16.8cm
  • Poids : 81.6g
  • Editeur :   Pocket Paru le
  • Collection : Litterature
  • ISBN :  2266204963
  • EAN13 :  9782266204965
  • Classe Dewey :  843
  • Langue : Français

D'autres livres de Yasmina Khadra

L'imposture des mots

Un écrivain, c'est d'abord un homme, une famille, un pays, une vocation. L'aventure personnelle de Yasmina Khadra vaut tous les romans. Dans les années 90, son nom éclate dans l'univers du polar noir. Qui se cache derrière ce pseudonyme, qui signe ces intrigues d'une extrême violence dans le co...

Prix : 70 DH
L'attentat

Amine, chirurgien israélien d'origine palestinienne, a toujours refusé de prendre parti dans le conflit qui oppose son peuple d'origine à son peuple d'adoption et s'est consacré à son métier et à sa femme Sihem. Jusqu'au jour où un attentat se produit à ...

Prix : 87 DH

Les hirondelles de Kaboul

Dans le Kaboul des talibans, Mohsen vit avec sa femme Zunaira, avocate enfermée chez elle. Les temps sont durs mais leur amour et leur respect mutuel les aident à surmonter cet état de fait. Un jour que Mohsen se promène dans Kaboul, il se retrouve au milieu d'une foule qui veut lapider une ...

Prix : 69 DH
Ce que le jour doit à la nuit

Algérie, dans les années 1930. Les champs de blés frissonnent. Dans trois jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer l'espoir. Le feu. Les cendres. Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père. Et de pleurs, la vie de Younes ne manquera pas. Confié à...

Prix : 96 DH

Voir tous les livres de Yasmina Khadra

Commentaires sur cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire. Soyez le premier!

Laisser un commentaire

Rechercher des articles similaires par rayon

Rechercher par thèmes associés

Le mollah lève une main majestueuse pour apaiser le hurleur. Après la récitation d’un verset coranique, il lit quelque chose qui ressemble à une sentence, remet la feuille de papier dans une poche intérieure de son gilet et, au bout d’une brève méditation, il invite la foule à s’armer de pierres. C’est le signal. Dans une ruée indescriptible, les gens se jettent sur les monceaux de cailloux que l’on avait intentionnellement disposés sur la place quelques heures plus tôt. Aussitôt, un déluge de projectiles s’abat sur la suppliciée qui, bâillonnée, vibre sous la furie des impacts sans un cri. Mohsen ramasse trois pierres et les lance sur la cible. Les deux premières faillissent à cause de la frénésie alentour mais, à la troisième tentative, il atteint la victime en pleine tête et voit, avec une insondable jubilation, une tache rouge éclore à l’endroit où il l’a touchée. Au bout d’une minute, ensanglantée et brisée, la suppliciée s’écroule et ne bouge plus. Sa raideur galvanise davantage les lapideurs qui, les yeux révulsés et la bouche salivante, redoublent de férocité comme s’ils cherchaient à la ressusciter pour prolonger son supplice. Dans leur hystérie collective, persuadés d’exorciser leurs démons à travers ceux du succube, d’aucuns ne se rendent pas compte que le corps criblé de partout ne répond plus aux agressions, que la femme immolée gît sans vie, à moitié ensevelie, tel un sac d’horreur jeté aux vautours. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .