share_book
Envoyer cet article par e-mail

L'universalisme européen

ou partager sur :

share_comment
Partager ce commentaire par e-mail

ou partager sur :

PRÊT A ACHETER?
(vous pouvez toujours annuler plus tard)


J'aime
L'universalisme européen

L'universalisme européen

  (Auteur)


Prix : Cet article n'a pas encore de prix  ask_price

Demande de cotation sur ""
Ce titre est nouveau dans notre fonds d'ouvrages et nous ne l'avons encore jamais vendu à ce jour.
Notre engagement: Vous obtenir le meilleur prix
Aussi nombreux que soient les titres que nous référençons, absolument rien n'est automatisé dans la fixation de nos prix; et plutôt que de convertir automatiquement le prix en euros et risquer de répercuter sur vous un prix artificiellement élevé, nous vous faisons un devis rapide après avoir vérifié les prix auprès de nos différents fournisseurs.
Cette étape de demande de cotation est rapide (généralement quelques heures) et vise à vous faire bénéficier en permanence du meilleur prix pour vos achats de livres.


Sur commande

Des articles qui pourraient aussi vous intéresser

Description de "L'universalisme européen "

Présentation de L'universalisme européen

Immanuel Wallerstein traque la logique du monde depuis un demi-siècle. Sociologue, africaniste de formation (...) Son grand oeuvre, en trois volumes, retrace l'histoire du «système-monde moderne», terme qu'il a forgé à partir du concept d'«économie-monde» par lequel Fernand Braudel décrivait la Méditerranée. Dans un système-monde, les Etats, les frontières, les hiérarchies nationales sont des concepts «relationnels» (...) «L' accumulation illimitée est un concept relativement simple : les hommes et les entreprises accumulent du capital dans le but d en accumuler encore et encore», explique-t-il dans un précédent ouvrage (...) Pour le dire autrement : le système-monde où nous vivons est l'autre nom du capitalisme.Telle une horlogerie subtile, il est animé de forces contradictoires qui travaillent dans un déséquilibre permanent. Les Etats périphériques sont allégrement pillés, mais leur main-d'oeuvre sert de réservoir pour contenir la hausse des salaires ; les entreprises du centre récusent l'immixtion de l'Etat dans leurs affaires, mais ne sauraient vivre sans la protection qu'il leur assure (droit de la propriété, prise en charge des infrastructures) ; elles préfèrent utiliser des «sous-prolétaires» corvéables à merci, mais, ayant besoin de consommateurs, elles finissent par en faire de véritables «prolétaires», mieux formés, mieux payés, capables de revendiquer, etc. Tout concourt à pousser le «système-monde» à «son asymptote», à ses limites, prélude à la transition vers sinon un nouveau système, du moins une nouvelle hégémonie au sein des Etats du centre, une nouvelle superpuissance capable de fixer les règles du jeu. (...)Prophète inlassable du déclin de l'empire américain, Immanuel Wallerstein est un participant assidu des forums sociaux mondiaux depuis leur création (...) L'altermondialisme est-il la promesse d'un autre «système-monde» ou bien les rouages sont-ils condamnés à de simples ajustements des positions étatiques ? En résumant à outrance : un autre monde, et donc un autre universalisme, est-il réellement possible ? C est précisément le sujet de son dernier livre, déconstruction méthodique de «l'universalisme européen» comme idéologie du système-monde. «Ceux qui dominent ont le besoin constant de se sentir moralement et historiquement justifiée par leur position de domination collective et leur statut de récipiendaires privilégiés du surplus économique généré par le système.» D ailleurs, dans sa version originale, l'ouvrage est sous-titré The Rhetoric of Power.De cette rhétorique du pouvoir, Wallerstein identifie trois «variantes» aussi vieilles que le système-monde lui-même : le droit d'ingérence, l'orientalisme et la notion de vérité scientifique. Le droit d'ingérence, par exemple, loin d'avoir été inventé par Bernard Kouchner, fut débattu dès 1550 lors de la controverse de Valladolid. Le théologien espagnol Sepúlveda y justifia les conversions forcées et les massacres d Amérindiens, ces «barbares» dont les sacrifices humains violent la «loi naturelle» et continueront de la violer si rien n'est fait ; et dont l'idolâtrie empêche la propagation de la parole de Dieu. Quatre arguments qui «ont servi par la suite à justifier toutes les ingérences des civilisés du monde moderne dans les zones non civilisées : la barbarie des autres, le devoir de mettre fin à des pratiques qui violent des valeurs universelles, la défense des innocents face à la cruauté des autres, la nécessité de faciliter la diffusion des idées universelles.» De même, science des civilisations «autres», l'orientalisme fut dès sa conception l'instrument de cet ethnocentrisme singulier qu'est l'universalisme européen (...) --Eric Aeschimann, Libération, 21 février 2008

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 137  pages
  • Dimensions :  1.2cmx13.4cmx18.6cm
  • Poids : 199.6g
  • Editeur :   Demopolis Paru le
  • Collection : ESSAI
  • ISBN :  2354570120
  • EAN13 :  9782354570125
  • Classe Dewey :  303.372 094
  • Langue : Français

D'autres livres de Immanuel Maurice Wallerstein

Comprendre le monde

Pour la majorité des médias et des experts, la mondialisation et le terrorisme sont les traits majeurs, largement inédits, du monde actuel. En fait, seule la mise en perspective historique sur la longue période permet de comprendre les origines de ces deux phénomènes. C'est ce que montre [....

Voir tous les livres de Immanuel Maurice Wallerstein

Commentaires sur cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire. Soyez le premier!

Laisser un commentaire

Rechercher des articles similaires par rayon

Rechercher par thèmes associés

Présentation de L'universalisme européen

Immanuel Wallerstein traque la logique du monde depuis un demi-siècle. Sociologue, africaniste de formation (...) Son grand oeuvre, en trois volumes, retrace l'histoire du «système-monde moderne», terme qu'il a forgé à partir du concept d'«économie-monde» par lequel Fernand Braudel décrivait la Méditerranée. Dans un système-monde, les Etats, les frontières, les hiérarchies nationales sont des concepts «relationnels» (...) «L' accumulation illimitée est un concept relativement simple : les hommes et les entreprises accumulent du capital dans le but d en accumuler encore et encore», explique-t-il dans un précédent ouvrage (...) Pour le dire autrement : le système-monde où nous vivons est l'autre nom du capitalisme.Telle une horlogerie subtile, il est animé de forces contradictoires qui travaillent dans un déséquilibre permanent. Les Etats périphériques sont allégrement pillés, mais leur main-d'oeuvre sert de réservoir pour contenir la hausse des salaires ; les entreprises du centre récusent l'immixtion de l'Etat dans leurs affaires, mais ne sauraient vivre sans la protection qu'il leur assure (droit de la propriété, prise en charge des infrastructures) ; elles préfèrent utiliser des «sous-prolétaires» corvéables à merci, mais, ayant besoin de consommateurs, elles finissent par en faire de véritables «prolétaires», mieux formés, mieux payés, capables de revendiquer, etc. Tout concourt à pousser le «système-monde» à «son asymptote», à ses limites, prélude à la transition vers sinon un nouveau système, du moins une nouvelle hégémonie au sein des Etats du centre, une nouvelle superpuissance capable de fixer les règles du jeu. (...)Prophète inlassable du déclin de l'empire américain, Immanuel Wallerstein est un participant assidu des forums sociaux mondiaux depuis leur création (...) L'altermondialisme est-il la promesse d'un autre «système-monde» ou bien les rouages sont-ils condamnés à de simples ajustements des positions étatiques ? En résumant à outrance : un autre monde, et donc un autre universalisme, est-il réellement possible ? C est précisément le sujet de son dernier livre, déconstruction méthodique de «l'universalisme européen» comme idéologie du système-monde. «Ceux qui dominent ont le besoin constant de se sentir moralement et historiquement justifiée par leur position de domination collective et leur statut de récipiendaires privilégiés du surplus économique généré par le système.» D ailleurs, dans sa version originale, l'ouvrage est sous-titré The Rhetoric of Power.De cette rhétorique du pouvoir, Wallerstein identifie trois «variantes» aussi vieilles que le système-monde lui-même : le droit d'ingérence, l'orientalisme et la notion de vérité scientifique. Le droit d'ingérence, par exemple, loin d'avoir été inventé par Bernard Kouchner, fut débattu dès 1550 lors de la controverse de Valladolid. Le théologien espagnol Sepúlveda y justifia les conversions forcées et les massacres d Amérindiens, ces «barbares» dont les sacrifices humains violent la «loi naturelle» et continueront de la violer si rien n'est fait ; et dont l'idolâtrie empêche la propagation de la parole de Dieu. Quatre arguments qui «ont servi par la suite à justifier toutes les ingérences des civilisés du monde moderne dans les zones non civilisées : la barbarie des autres, le devoir de mettre fin à des pratiques qui violent des valeurs universelles, la défense des innocents face à la cruauté des autres, la nécessité de faciliter la diffusion des idées universelles.» De même, science des civilisations «autres», l'orientalisme fut dès sa conception l'instrument de cet ethnocentrisme singulier qu'est l'universalisme européen (...) --Eric Aeschimann, Libération, 21 février 2008