share_book
Envoyer cet article par e-mail

Origine du drame baroque allemand

ou partager sur :

share_comment
Partager ce commentaire par e-mail

ou partager sur :

PRÊT A ACHETER?
(vous pouvez toujours annuler plus tard)


J'aime
Origine du drame baroque allemand

Origine du drame baroque allemand

  (Auteur)


Prix : Cet article n'a pas encore de prix  ask_price

Demande de cotation sur ""
Ce titre est nouveau dans notre fonds d'ouvrages et nous ne l'avons encore jamais vendu à ce jour.
Notre engagement: Vous obtenir le meilleur prix
Aussi nombreux que soient les titres que nous référençons, absolument rien n'est automatisé dans la fixation de nos prix; et plutôt que de convertir automatiquement le prix en euros et risquer de répercuter sur vous un prix artificiellement élevé, nous vous faisons un devis rapide après avoir vérifié les prix auprès de nos différents fournisseurs.
Cette étape de demande de cotation est rapide (généralement quelques heures) et vise à vous faire bénéficier en permanence du meilleur prix pour vos achats de livres.


Sur commande

Des articles qui pourraient aussi vous intéresser

Description de "Origine du drame baroque allemand"

Présentation de Origine du drame baroque allemand

La vie de Walter Benjamin aura été marquée par une sorte d'ironie de l'histoire, des aléas de sa carrière aux circonstances tragiques de sa mort. Ironie parce que les événements historiques ont plus d'une fois joué des tours à ce philosophe qui n'a jamais cessé de les penser dans leur singularité. Dans son Origine du drame baroque allemand qui, malgré son titre, est moins un ouvrage d'esthétique qu'une réflexion sur l'histoire, Benjamin développe en effet une pensée de l'événement, construite contre l'historicisme et l'idée d'un auto-mouvement de l'histoire. Cette philosophie, complexe et parfois vertigineuse, ne saurait être expliquée en quelques lignes. On peut cependant s'attarder sur un point fondamental, qui éclaire, sans l'épuiser, le coeur de l'ouvrage. Benjamin part d'une distinction entre un art du symbole, qui fonctionne sur un rapport harmonieux entre un ordre divin et un ordre phénoménal, et un art reposant sur des allégories, qui manifeste un éloignement de l'idée. Le propre de l'allégorie d'une vanité, par exemple, est de mettre en évidence le caractère éphémère de la beauté. Les polarités s'y inversent, la nature devient objet, elle se pétrifie, l'allégorie présente au spectateur “un paysage primitif pétrifié”. Les objets fonctionnent comme des hiéroglyphes, ils ne signifient pas directement l'idée (avec laquelle le lien est perdu), le langage est codé, l'harmonie disparue. La théologie de l'histoire en fait un champ de ruines où ne subsistent que des traces. Pour comprendre la dynamique de ce champ de ruines, il faut comprendre que ce champ n'a de sens que par rapport à une éternité avec laquelle on a perdu le lien. La dialectique de la vanité est donc la suivante : d'un côté on réifie, on pétrifie, de l'autre on accède néanmoins à un sens ; d'un côté on annule un sens, de l'autre on le récupère. Dans cette dialectique de l'ambiguïté, qui est l'essence du drame baroque allemand, il y a un processus de sauvetage des phénomènes. Pour cela, il faut les rassembler au sein d'une idée. Un phénomène n'a de sens que lorsque les phénomènes sont rassemblés, et que l'on peut les raccorder à une idée. Benjamin transpose dans l'histoire le rapport intelligible / sensible de la réminiscence platonicienne : il faut se remémorer le lien intrinsèque qui existe entre le phénomène et l'idée, en recourant à une théorie du langage, qui possède un pouvoir de nomination. Ce raisonnement, qui encore une fois ne peut rendre compte de la richesse du livre, contient pourtant les germes d'une philosophie à venir, une pensée messianique du salut qui par-delà l'histoire et “la perte de l'aura”, en appelle à l'éveil du lecteur, sommé de se souvenir de l'éternité pour recoller les morceaux d'une histoire éclatée sous peine d'en être expulsé. Vaste programme.--J-Ph.Tessé-- --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Détails sur le produit

  • Reliure : Poche
  • 336  pages
  • Dimensions :  2.0cmx10.8cmx17.6cm
  • Poids : 140.6g
  • Editeur :   Flammarion Paru le
  • Collection : Champs Essais
  • ISBN :  2081232170
  • EAN13 :  9782081232174
  • Classe Dewey :  193
  • Langue : Français

D'autres livres de Walter Benjamin

L'Oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilté technique

À la plus parfaite reproduction il manquera toujours une chose le hic et nunc de l'œuvre d'art - l'unicité de son existence au lieu où elle se trouve. C'est cette existence unique pourtant, et elle seule, qui, aussi longtemps qu'elle dure, subit le travail de l'histoire. WALTER BENJAMIN ...

Paris, capitale du XIXème siècle

Notre enquête se propose de montrer comment les formes de vie nouvelle et les nouvelles créations à base économique et technique que nous devons au siècle dernier entrent dans l'univers d'une fantasmagorie. Ces créations subissent cette "illumination" non pas seulement de manière [....]...

Théologie et utopie - Correspondance 1933-1940

On connaît, par le volume de Gershom Scholem, Walter Benjamin. Histoire d une amitié (Press Pocket), les liens qui unissaient les deux hommes. Amitié stellaire, en discussion infinie sur tous les sujets brûlants de leur époque, les deux hommes ont échangé entre 1932 et 1940 (date du [....]...

Voir tous les livres de Walter Benjamin

Commentaires sur cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire. Soyez le premier!

Laisser un commentaire

Rechercher des articles similaires par rayon

Rechercher par thèmes associés

Présentation de Origine du drame baroque allemand

La vie de Walter Benjamin aura été marquée par une sorte d’ironie de l’histoire, des aléas de sa carrière aux circonstances tragiques de sa mort. Ironie parce que les événements historiques ont plus d’une fois joué des tours à ce philosophe qui n’a jamais cessé de les penser dans leur singularité. Dans son Origine du drame baroque allemand qui, malgré son titre, est moins un ouvrage d’esthétique qu’une réflexion sur l’histoire, Benjamin développe en effet une pensée de l’événement, construite contre l’historicisme et l’idée d’un auto-mouvement de l’histoire. Cette philosophie, complexe et parfois vertigineuse, ne saurait être expliquée en quelques lignes. On peut cependant s’attarder sur un point fondamental, qui éclaire, sans l’épuiser, le cœur de l’ouvrage. Benjamin part d’une distinction entre un art du symbole, qui fonctionne sur un rapport harmonieux entre un ordre divin et un ordre phénoménal, et un art reposant sur des allégories, qui manifeste un éloignement de l’idée. Le propre de l’allégorie d’une vanité, par exemple, est de mettre en évidence le caractère éphémère de la beauté. Les polarités s’y inversent, la nature devient objet, elle se pétrifie, l’allégorie présente au spectateur “un paysage primitif pétrifié”. Les objets fonctionnent comme des hiéroglyphes, ils ne signifient pas directement l’idée (avec laquelle le lien est perdu), le langage est codé, l’harmonie disparue. La théologie de l’histoire en fait un champ de ruines où ne subsistent que des traces. Pour comprendre la dynamique de ce champ de ruines, il faut comprendre que ce champ n’a de sens que par rapport à une éternité avec laquelle on a perdu le lien. La dialectique de la vanité est donc la suivante : d’un côté on réifie, on pétrifie, de l’autre on accède néanmoins à un sens ; d’un côté on annule un sens, de l’autre on le récupère. Dans cette dialectique de l’ambiguïté, qui est l’essence du drame baroque allemand, il y a un processus de sauvetage des phénomènes. Pour cela, il faut les rassembler au sein d’une idée. Un phénomène n’a de sens que lorsque les phénomènes sont rassemblés, et que l’on peut les raccorder à une idée. Benjamin transpose dans l’histoire le rapport intelligible / sensible de la réminiscence platonicienne : il faut se remémorer le lien intrinsèque qui existe entre le phénomène et l’idée, en recourant à une théorie du langage, qui possède un pouvoir de nomination. Ce raisonnement, qui encore une fois ne peut rendre compte de la richesse du livre, contient pourtant les germes d’une philosophie à venir, une pensée messianique du salut qui par-delà l’histoire et “la perte de l’aura”, en appelle à l’éveil du lecteur, sommé de se souvenir de l’éternité pour recoller les morceaux d’une histoire éclatée sous peine d’en être expulsé. Vaste programme.--J-Ph.Tessé-- --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.