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Dialogue avec les morts

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Description de "Dialogue avec les morts"

Présentation de Dialogue avec les morts

« Ce jour où je revenais, soixante ans plus tard, quelqu'un, dans cette désolation, habitait toujoursla ferme où j'avais vécu, mais ne se montrait pas. Personne n'est sorti pour me demander quij'étais, ce que j'étais venu faire ni ce que je cherchais. Dans ce pays de bocage, l'étranger étaittoujours assez mal reçu ; il apportait l'extérieur, c'est-à-dire le mal. J'ai vu, en un instant, dans cette solitude et dans ce silence, la seconde mort des paysans, leur mort définitive. Quand je songeais à la Mayenne, à la terre maternelle d'où j'étais venu, l'image avait gardé ses traits, sa profondeur, sa lumière. Mais la terre paternelle demeurait inaccessible, c'était un lointain, une ombre bleutée. On venait d'un pays natal, mais on n'atteindrait pas la patrie, qui resterait un horizon ». Ce nouveau volume du « journal » de Jean Clair s'ouvre sur une longue, précise et émouvante description du monde rural, en Mayenne, où l'enfant fut envoyé à la fin de la Deuxième guerre mondiale. Sans idéaliser le monde paysan, dont il rappelle la dimension arriérée et souvent insupportable, il en fait la jauge d'une évolution sociale et civilisationnelle qui se confond avec ce qu'on pourrait appeler la provincialisation de la France. A partir de ce souvenir, Jean Clair évoque, avec un art consommé de la digression savante, ses thèmes favoris, comme le sens de l'art, ou encore la défense de la psychanalyse, la sexualité, la solitude, le vieillissement. L'écriture, serrée, alerte, évitant toute complaisance, participe à donner à ce volume une profondeur particulière.

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 282  pages
  • Dimensions :  2.0cmx14.2cmx20.2cm
  • Poids : 281.2g
  • Editeur :   Editions Gallimard Paru le
  • Collection : Blanche
  • ISBN :  2070132102
  • EAN13 :  9782070132102
  • Classe Dewey :  700
  • Langue : Français

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« Ce jour où je revenais, soixante ans plus tard, quelqu’un, dans cette désolation, habitait toujoursla ferme où j’avais vécu, mais ne se montrait pas. Personne n’est sorti pour me demander quij’étais, ce que j’étais venu faire ni ce que je cherchais. Dans ce pays de bocage, l’étranger étaittoujours assez mal reçu ; il apportait l’extérieur, c’est-à-dire le mal. J’ai vu, en un instant, dans cette solitude et dans ce silence, la seconde mort des paysans, leur mort définitive. Quand je songeais à la Mayenne, à la terre maternelle d’où j’étais venu, l’image avait gardé ses traits, sa profondeur, sa lumière. Mais la terre paternelle demeurait inaccessible, c’était un lointain, une ombre bleutée. On venait d’un pays natal, mais on n’atteindrait pas la patrie, qui resterait un horizon ». Ce nouveau volume du « journal » de Jean Clair s’ouvre sur une longue, précise et émouvante description du monde rural, en Mayenne, où l’enfant fut envoyé à la fin de la Deuxième guerre mondiale. Sans idéaliser le monde paysan, dont il rappelle la dimension arriérée et souvent insupportable, il en fait la jauge d’une évolution sociale et civilisationnelle qui se confond avec ce qu’on pourrait appeler la provincialisation de la France. A partir de ce souvenir, Jean Clair évoque, avec un art consommé de la digression savante, ses thèmes favoris, comme le sens de l’art, ou encore la défense de la psychanalyse, la sexualité, la solitude, le vieillissement. L’écriture, serrée, alerte, évitant toute complaisance, participe à donner à ce volume une profondeur particulière.