share_book
Envoyer cet article par e-mail

Terre d'ébène

ou partager sur :

share_comment
Partager ce commentaire par e-mail

ou partager sur :

PRÊT A ACHETER?
(vous pouvez toujours annuler plus tard)


J'aime
Terre d'ébène

Terre d'ébène

  (Auteur)


Prix : Cet article n'a pas encore de prix  ask_price

Demande de cotation sur ""
Ce titre est nouveau dans notre fonds d'ouvrages et nous ne l'avons encore jamais vendu à ce jour.
Notre engagement: Vous obtenir le meilleur prix
Aussi nombreux que soient les titres que nous référençons, absolument rien n'est automatisé dans la fixation de nos prix; et plutôt que de convertir automatiquement le prix en euros et risquer de répercuter sur vous un prix artificiellement élevé, nous vous faisons un devis rapide après avoir vérifié les prix auprès de nos différents fournisseurs.
Cette étape de demande de cotation est rapide (généralement quelques heures) et vise à vous faire bénéficier en permanence du meilleur prix pour vos achats de livres.


Sur commande

Des articles qui pourraient aussi vous intéresser

Description de "Terre d'ébène"

Présentation de Terre d'ébène

En 1927, le journaliste Albert Londres passe quatre mois en Afrique noire. A son retour, il écrit Terre d'ébène, violent réquisitoire contre la politique coloniale française. Les éditions du Serpent à Plumes ont réédité cet ouvrage d'une force rare. En 1927, le journaliste et écrivain français Albert Londres s'embarque pour le continent africain. Pendant quatre mois, il sillonne l'Afrique " française " : Bamako, " capitale du Soudan ", Tombouctou, " amas de terre grisâtre et mal battue ", Ouagadougou, " ville dans la lune (…) sur la route de rien du tout. " Révolté par la condition des Noirs qu'il appelle " le moteur à bananes ", Londres part en guerre contre l'injustice. Cynique et implacable, il observe et dénonce avec verve : " Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire tort, il est de porter la plume dans la plaie. " Contre ceux qui font " de la civilisation à tâtons ", il décrit les petits scandales de cette vaste terre, les mesquineries quotidiennes des colons, la " marchandise de traite " - les objets désuets et inutilisables que la France vend aux Africains -, l'apartheid qui ne porte pas encore son nom. Il se moque : " Finis les enthousiasmes du début, la colonisation romantique, les risques recherchés, la case dans la brousse, la conquête de l'âme nègre, la petite mousso ! On s'embarque maintenant avec sa femme, ses enfants et sa belle-mère. C'est la colonie en bigoudis ! " Pourtant, le ton se fait plus grave lorsqu'il se penche sur le cas des métis, rejetés de tous côtés, et polémique, lorsqu'il interpelle directement les hommes politiques aveugles. Il promet ainsi à " Monsieur le ministre des Colonies " des photographies qu'il ne trouvera pas " dans les films de propagande ". Albert Londres ne cache pas son dégoût devant l'exploitation monstrueuse des Africains : " L'esclavage, en Afrique, n'est aboli que dans les déclarations ministérielles d'Europe. (…) L'esclave ne s'achète plus, il se reproduit. C'est la couveuse à domicile ! " La description de la condition des coupeurs de bois est peut-être l'un des passages du livre des plus terrifiants. Albert Londres y raconte avec justesse le massacre des hommes autant que celui des arbres. " Au siècle de l'automobile, un continent se dépeuple parce qu'il en coûte moins cher de se servir d'hommes que de machines ! Ce n'est plus de l'économie, c'est de la stupidité. " A sa sortie, Terre d'ébène fait bien sûr scandale. Mais malgré les menaces, les injures, les assignation à procès, Albert Londres tient bon : " Je ne retranche rien au récit qui me valut tant de noms de baptême ; au contraire, la conscience bien au calme, j'y ajoute. Ce livre en fera foi. " -- Olivia Marsaud-- --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Détails sur le produit

  • Reliure : Poche
  • 217  pages
  • Dimensions :  1.4cmx11.0cmx17.8cm
  • Poids : 181.4g
  • Editeur :   Arléa Paru le
  • Collection : Arléa-Poche
  • ISBN :  2869598122
  • EAN13 :  9782869598126
  • Classe Dewey :  916.61
  • Langue : Français

D'autres livres de Albert Londres

Dante n'avait rien vu

Le succès de son reportage sur le bagne de Cayenne (Au bagne) décide Albert Londres à s'intéresser à d'autres geôles de la République. Il s'agit cette fois d'enquêter sur les bagnes militaires, situés pour la plupart en Afrique du Nord et dépendant du ministère de la Guerre. Malgré ...

Prix : 100 DH
Au Bagne

En 1923, Albert Londres est déjà célèbre quand il décide d'enquêter sur le pénitencier de Guyane. Près de sept mille condamnés, surveillés par six cents fonctionnaires, vivent à Saint-1,aurem-du-,Maroni et sur les îles du Salut. Les conditions de vie des bagnards, telles qu'il les [.....

Au Japon

Tokyo est née de l'union d'un typhon et d'un tremblement de terre. On pourra me démentir; je le soutiendrai jusqu'à la mort. Elle n'est ni occidentale, ni orientale, ni moderne, ni ancienne, ni humaine, ni barbare ; elle est inexistante et formidable. C'est une suite de vagues agitées et les ...

La Chine en folie

En 1922, après le succès de ses premiers grands reportages, Albert Londres part pour la Chine : quatre cents millions d'habitants sous le joug des seigneurs de la guerre, des mercenaires, des bandits, dirigés tout à la fois par un président de la République et par un empereur. Le reporter va d...

Voir tous les livres de Albert Londres

Commentaires sur cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire. Soyez le premier!

Laisser un commentaire

Rechercher des articles similaires par rayon

Rechercher par thèmes associés

Présentation de Terre d'ébène

En 1927, le journaliste Albert Londres passe quatre mois en Afrique noire. A son retour, il écrit Terre d'ébène, violent réquisitoire contre la politique coloniale française. Les éditions du Serpent à Plumes ont réédité cet ouvrage d'une force rare. En 1927, le journaliste et écrivain français Albert Londres s'embarque pour le continent africain. Pendant quatre mois, il sillonne l'Afrique " française " : Bamako, " capitale du Soudan ", Tombouctou, " amas de terre grisâtre et mal battue ", Ouagadougou, " ville dans la lune (…) sur la route de rien du tout. " Révolté par la condition des Noirs qu'il appelle " le moteur à bananes ", Londres part en guerre contre l'injustice. Cynique et implacable, il observe et dénonce avec verve : " Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire tort, il est de porter la plume dans la plaie. " Contre ceux qui font " de la civilisation à tâtons ", il décrit les petits scandales de cette vaste terre, les mesquineries quotidiennes des colons, la " marchandise de traite " - les objets désuets et inutilisables que la France vend aux Africains -, l'apartheid qui ne porte pas encore son nom. Il se moque : " Finis les enthousiasmes du début, la colonisation romantique, les risques recherchés, la case dans la brousse, la conquête de l'âme nègre, la petite mousso ! On s'embarque maintenant avec sa femme, ses enfants et sa belle-mère. C'est la colonie en bigoudis ! " Pourtant, le ton se fait plus grave lorsqu'il se penche sur le cas des métis, rejetés de tous côtés, et polémique, lorsqu'il interpelle directement les hommes politiques aveugles. Il promet ainsi à " Monsieur le ministre des Colonies " des photographies qu'il ne trouvera pas " dans les films de propagande ". Albert Londres ne cache pas son dégoût devant l'exploitation monstrueuse des Africains : " L'esclavage, en Afrique, n'est aboli que dans les déclarations ministérielles d'Europe. (…) L'esclave ne s'achète plus, il se reproduit. C'est la couveuse à domicile ! " La description de la condition des coupeurs de bois est peut-être l'un des passages du livre des plus terrifiants. Albert Londres y raconte avec justesse le massacre des hommes autant que celui des arbres. " Au siècle de l'automobile, un continent se dépeuple parce qu'il en coûte moins cher de se servir d'hommes que de machines ! Ce n'est plus de l'économie, c'est de la stupidité. " A sa sortie, Terre d'ébène fait bien sûr scandale. Mais malgré les menaces, les injures, les assignation à procès, Albert Londres tient bon : " Je ne retranche rien au récit qui me valut tant de noms de baptême ; au contraire, la conscience bien au calme, j'y ajoute. Ce livre en fera foi. " -- Olivia Marsaud-- --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.