share_book
Envoyer cet article par e-mail

Résister à la chaîne : Dialogue entre un ouvrier de Peugeot et un sociologue

ou partager sur :

share_comment
Partager ce commentaire par e-mail

ou partager sur :

PRÊT A ACHETER?
(vous pouvez toujours annuler plus tard)


J'aime
Résister à la chaîne : Dialogue entre un ouvrier de Peugeot et un sociologue

Résister à la chaîne : Dialogue entre un ouvrier de Peugeot et un sociologue

  (Auteur),   (Auteur)


Prix : Cet article n'a pas encore de prix  ask_price

Demande de cotation sur ""
Ce titre est nouveau dans notre fonds d'ouvrages et nous ne l'avons encore jamais vendu à ce jour.
Notre engagement: Vous obtenir le meilleur prix
Aussi nombreux que soient les titres que nous référençons, absolument rien n'est automatisé dans la fixation de nos prix; et plutôt que de convertir automatiquement le prix en euros et risquer de répercuter sur vous un prix artificiellement élevé, nous vous faisons un devis rapide après avoir vérifié les prix auprès de nos différents fournisseurs.
Cette étape de demande de cotation est rapide (généralement quelques heures) et vise à vous faire bénéficier en permanence du meilleur prix pour vos achats de livres.


Sur commande

Des articles qui pourraient aussi vous intéresser

Description de "Résister à la chaîne : Dialogue entre un ouvrier de Peugeot et un sociologue"

Pendant quatre jours je t'ai raconté des trucs sur le travail, les lois Auroux, les trente-huit heures... Seulement ça, je vais te le dire, ça crée un déséquilibre complet, parce qu'une semaine comme ça, c'est pas facile de la vivre quand tu travailles en chaîne et que t'as en plus plein de boulot syndical à faire. C'est pas facile. Alors mes mains, dans tout ça, qu'est-ce qu'elles deviennent, mes mains ? On dit : " Bon, en 1914, il avait mal aux mains. Maintenant ça a l'air de passer. Il est devenu beaucoup plus intellectuel, il n'a plus mal aux mains, il a mal à la tête... " Il est fou, quoi. Seulement, moi, je travaille encore avec mes mains ! Et ça, ça me fait toujours mal. Mais maintenant je me tais. Parce que, pendant dix ans, tu en souffres tout seul. Et en même temps, tu as l'impression d'être une espèce de cobaye... aussi bien de la part des copains... qui veulent surtout pas écrire ce genre de truc avec moi, alors qu'en fait, à mon avis, leur boulot de militant - c'est à eux que je devrais le dire -, ça aurait été de faire ce livre avec moi. Au début des années 1980, le sociologue Michel Pialoux rencontre Christian Corouge, ouvrier et syndicaliste chez Peugeot-Sochaux. Ils entament un long dialogue sur le travail à la chaîne, l'entraide dans les ateliers et la vie quotidienne des familles ouvrières. À partir de l'histoire singulière d'un ouvrier, devenu porte-parole de son atelier sans jamais le quitter, sont abordées les difficultés de la constitution d'une résistance syndicale.

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 460  pages
  • Dimensions :  2.6cmx12.0cmx20.4cm
  • Poids : 458.1g
  • Editeur :   Agone Paru le
  • Collection : Mémoires sociales
  • ISBN :  274890138X
  • EAN13 :  9782748901382
  • Classe Dewey :  330
  • Langue : Français

Commentaires sur cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire. Soyez le premier!

Laisser un commentaire

Rechercher des articles similaires par rayon

Rechercher par thèmes associés

Pendant quatre jours je t'ai raconté des trucs sur le travail, les lois Auroux, les trente-huit heures... Seulement ça, je vais te le dire, ça crée un déséquilibre complet, parce qu'une semaine comme ça, c'est pas facile de la vivre quand tu travailles en chaîne et que t'as en plus plein de boulot syndical à faire. C'est pas facile. Alors mes mains, dans tout ça, qu'est-ce qu'elles deviennent, mes mains ? On dit : " Bon, en 1914, il avait mal aux mains. Maintenant ça a l'air de passer. Il est devenu beaucoup plus intellectuel, il n'a plus mal aux mains, il a mal à la tête... " Il est fou, quoi. Seulement, moi, je travaille encore avec mes mains ! Et ça, ça me fait toujours mal. Mais maintenant je me tais. Parce que, pendant dix ans, tu en souffres tout seul. Et en même temps, tu as l'impression d'être une espèce de cobaye... aussi bien de la part des copains... qui veulent surtout pas écrire ce genre de truc avec moi, alors qu'en fait, à mon avis, leur boulot de militant - c'est à eux que je devrais le dire -, ça aurait été de faire ce livre avec moi. Au début des années 1980, le sociologue Michel Pialoux rencontre Christian Corouge, ouvrier et syndicaliste chez Peugeot-Sochaux. Ils entament un long dialogue sur le travail à la chaîne, l'entraide dans les ateliers et la vie quotidienne des familles ouvrières. À partir de l'histoire singulière d'un ouvrier, devenu porte-parole de son atelier sans jamais le quitter, sont abordées les difficultés de la constitution d'une résistance syndicale.