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Chroniques de la révolution égytienne

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Description de "Chroniques de la révolution égytienne"

Observateur et acteur très engagé dans les bouleversements dont ses romans faisaient pressentir l'urgence, Alaa El Aswany propose ici, tel un état des lieux, un ensemble de chroniques écrites avant, pendant et après le séisme de la révolution égyptienne, et cet homme si jovial, si compréhensif, si plein d'empathie avec les autres, se montre inflexible, inexorable dès qu'il s'en prend aux forces qui oppriment son pays. “La démocratie est la solution”. C'est par cette phrase qu'Alaa El Aswany termine chacun des articles regroupés dans ce recueil, à l'exception des plus anciens, rédigés avant qu'il n'ait adopté ce cri de guerre en réaction à “l'islam est la solution” qui servait jusqu'ici à la fois de cri de ralliement à l'opposition religieuse et de facile épouvantail à la dictature. Car c'est bien d'une guerre qu'il s'agit, menée sur deux fronts et qui, pour l'écrivain, se confondent : celui d'un régime en place depuis trente ans qui tente de se perpétuer par la transmission héréditaire du pouvoir du président Moubarak à son fils Gamal, et celui des partisans d'une lecture extrémiste de l'islam, grassement soudoyés par l'argent du pétrole, et finalement solidaires de la dictature. Alaa El Aswani est un écrivain que les lecteurs français connaissent bien, maintenant, à travers ses trois livres publiés par Actes Sud : L'Immeuble Yacoubian, Chicago et J'aurais aimé être égyptien qui, à travers des personnages aussi attachants que s'ils étaient réels, peignent un tableau chaleureux, émouvant et contrasté d'une société égyptienne au bord du gouffre. On y trouve tous les ingrédients qui doivent mener à une catastrophe finale : l'injustice, la corruption, la fraude électorale, la répression policière, la torture, l'extrémisme islamiste, l'exil, et en arrière-fond, lointain, omniprésent, le Grand-Homme. Nombreux étaient les lecteurs qui trouvaient cette situation désespérante et sans issue. C'était aussi l'avis de nombreux observateurs de la réalité égyptienne. Mais Alaa El Aswany n'est pas seulement écrivain, c'est aussi un militant politique. Bien que ce soit dans cette même réalité que son écriture romanesque et son engagement politique trouvent leur source, il refuse que l'on confonde les deux registres. Aucun personnage de ses romans ne parle pour lui. C'est à travers son adhésion aux mouvements d'opposition, sa participation aux manifestations, ses conférences, ses débats télévisés, son séminaire du mercredi soir, ses interviews, et surtout ses tribunes régulières dans la presse, qu'il s'exprime et qu'il participe activement, courageusement, au combat pour la démocratie. Cent quatre-vingt-trois articles parus dans la presse égyptienne (pour l'essentiel dans les quotidiens Shorouk et El Masri El Yom) au cours des trois années qui ont précédé la révolution ont été regroupés en trois volumes diffusés en langue arabe, en 2010 et 2011, par la maison d'édition dar el Shorouk. On y retrouve la prose claire, précise, pleine d'humour et de tendresse à laquelle l'écrivain nous avait habitués dans ses romans et dans ses nouvelles. Mais s'ajoute ici le fil tranchant d'une lame. Cet homme si jovial, si compréhensif, si plein d'empathie avec les autres, se montre inflexible, inexorable dès qu'il s'en prend aux forces qui oppriment son pays. Même s'il y martèle chaque fois les mêmes vérités, leur lecture n'est jamais ennuyeuse, car c'est de la terre d'Egypte, de la vie et dans l'histoire de son peuple qu'il les fait jaillir. Presque toujours, cela commence par une anecdote, par un conte, par le récit d'un rêve, par une rencontre, et ce que l'on a sous les yeux, ce n'est pas de la phraséologie politique, mais une vision panoramique d'un pays au bord de l'explosion. Les quarante-cinq articles jugés les plus représentatifs font l'objet de cette traduction. Ils ont été classés en trois grandes parties. La première, sous le titre de “la Présidence et la succession” traduit l'impasse politique dans laquelle s'était engouffrée l'Egypte, avec ses élections de plus en plus frauduleuses accompagnées de la volonté du Président Moubarak de transmettre le pouvoir à son fils Alaa. Alaa El Aswany lutte activement contre l'hérédité du pouvoir, dont il montre le fonctionnement absurde, et encourage la campagne conduite par l'ancien directeur de l'agence nucléaire internationale, Ahmed el Baradei. Il appelle à une mobilisation pacifique de grande ampleur pour chasser le régime en place. La deuxième partie, sous le titre “le peuple et la justice sociale” évoque les maux dont souffre la société égyptienne : d'abord, la pauvreté et le mépris du peuple, que ce soit dans les commissariats de police, dans les hôpitaux ou toute autre administration, ensuite l'extrémisme religieux avec les conséquences directes et indirectes que cet extrémisme a pour les femmes et pour la minorité religieuse copte. Pour Alaa El Aswany cet extrémisme religieux est sans doute fils de la pauvreté, de l'humiliation et de la frustration, mais il est aussi largement financé par l'argent du pétrole saoudien avec la complicité du régime égyptien. Ces maux dont souffre l'Egypte ont finalement tous leur source principale dans le système politique qui sévit dans le pays. La troisième partie, sous le titre “liberté de parole et répression politique”, regroupe plusieurs textes consacrés à la répression policière. Cette partie conclut sur la nécessité d'un changement total d'un régime incapable de se réformer et plongeant le pays dans la médiocrité. La liberté et la démocratie sont indispensables à la renaissance de l'Egypte. Même ceux qui connaissent de longue date Alaa El Aswany, qui admirent son courage, son entêtement calme et poli à défendre les valeurs auxquelles il croit, ne peuvent s'empêcher de s'étonner de l'extraordinaire clairvoyance dont il a fait preuve - presque seul contre tous - dans la description de l'état social et politique de l'Egypte. Si les romans qu'il écrivait à la même époque semblaient montrer une situation sans issue, les articles de l'homme d'action se terminaient tous sur une note optimiste : l'annonce de l'avènement inéluctable du changement souhaité. Qu'en est-il aujourd'hui ? Pas un jour, depuis l'abdication du Président Moubarak, Alaa El Aswany n'a cessé de lutter pour que la révolution se poursuive jusqu'à son terme. Il continue à écrire chaque semaine dans le quotidien El Masri El Yom, toujours sans concession contre la tentative de dévoiement qui est en cours. Il est inquiet, vigilant, mais ne cesse pas pour autant d'être persuadé que l'Egypte sera bientôt un Etat démocratique.

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 320  pages
  • Dimensions :  2.0cmx12.0cmx22.0cm
  • Poids : 322.1g
  • Editeur :   Actes Sud Paru le
  • Collection : ESSAIS SCIENCES
  • ISBN :  2330001371
  • EAN13 :  9782330001377
  • Classe Dewey :  100
  • Langue : Français

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Car c’est bien d’une guerre qu’il s’agit, menée sur deux fronts et qui, pour l’écrivain, se confondent : celui d’un régime en place depuis trente ans qui tente de se perpétuer par la transmission héréditaire du pouvoir du président Moubarak à son fils Gamal, et celui des partisans d’une lecture extrémiste de l’islam, grassement soudoyés par l’argent du pétrole, et finalement solidaires de la dictature. Alaa El Aswani est un écrivain que les lecteurs français connaissent bien, maintenant, à travers ses trois livres publiés par Actes Sud : L’Immeuble Yacoubian, Chicago et J’aurais aimé être égyptien qui, à travers des personnages aussi attachants que s’ils étaient réels, peignent un tableau chaleureux, émouvant et contrasté d’une société égyptienne au bord du gouffre. On y trouve tous les ingrédients qui doivent mener à une catastrophe finale : l’injustice, la corruption, la fraude électorale, la répression policière, la torture, l’extrémisme islamiste, l’exil, et en arrière-fond, lointain, omniprésent, le Grand-Homme. Nombreux étaient les lecteurs qui trouvaient cette situation désespérante et sans issue. C’était aussi l’avis de nombreux observateurs de la réalité égyptienne. Mais Alaa El Aswany n’est pas seulement écrivain, c’est aussi un militant politique. Bien que ce soit dans cette même réalité que son écriture romanesque et son engagement politique trouvent leur source, il refuse que l’on confonde les deux registres. Aucun personnage de ses romans ne parle pour lui. C’est à travers son adhésion aux mouvements d’opposition, sa participation aux manifestations, ses conférences, ses débats télévisés, son séminaire du mercredi soir, ses interviews, et surtout ses tribunes régulières dans la presse, qu’il s’exprime et qu’il participe activement, courageusement, au combat pour la démocratie. Cent quatre-vingt-trois articles parus dans la presse égyptienne (pour l’essentiel dans les quotidiens Shorouk et El Masri El Yom) au cours des trois années qui ont précédé la révolution ont été regroupés en trois volumes diffusés en langue arabe, en 2010 et 2011, par la maison d’édition dar el Shorouk. On y retrouve la prose claire, précise, pleine d’humour et de tendresse à laquelle l’écrivain nous avait habitués dans ses romans et dans ses nouvelles. Mais s’ajoute ici le fil tranchant d’une lame. Cet homme si jovial, si compréhensif, si plein d’empathie avec les autres, se montre inflexible, inexorable dès qu’il s’en prend aux forces qui oppriment son pays. Même s’il y martèle chaque fois les mêmes vérités, leur lecture n’est jamais ennuyeuse, car c’est de la terre d’Egypte, de la vie et dans l’histoire de son peuple qu’il les fait jaillir. Presque toujours, cela commence par une anecdote, par un conte, par le récit d’un rêve, par une rencontre, et ce que l’on a sous les yeux, ce n’est pas de la phraséologie politique, mais une vision panoramique d’un pays au bord de l’explosion. Les quarante-cinq articles jugés les plus représentatifs font l’objet de cette traduction. Ils ont été classés en trois grandes parties. La première, sous le titre de “la Présidence et la succession” traduit l’impasse politique dans laquelle s’était engouffrée l’Egypte, avec ses élections de plus en plus frauduleuses accompagnées de la volonté du Président Moubarak de transmettre le pouvoir à son fils Alaa. Alaa El Aswany lutte activement contre l’hérédité du pouvoir, dont il montre le fonctionnement absurde, et encourage la campagne conduite par l’ancien directeur de l’agence nucléaire internationale, Ahmed el Baradei. Il appelle à une mobilisation pacifique de grande ampleur pour chasser le régime en place. La deuxième partie, sous le titre “le peuple et la justice sociale” évoque les maux dont souffre la société égyptienne : d’abord, la pauvreté et le mépris du peuple, que ce soit dans les commissariats de police, dans les hôpitaux ou toute autre administration, ensuite l’extrémisme religieux avec les conséquences directes et indirectes que cet extrémisme a pour les femmes et pour la minorité religieuse copte. Pour Alaa El Aswany cet extrémisme religieux est sans doute fils de la pauvreté, de l’humiliation et de la frustration, mais il est aussi largement financé par l’argent du pétrole saoudien avec la complicité du régime égyptien. Ces maux dont souffre l’Egypte ont finalement tous leur source principale dans le système politique qui sévit dans le pays. La troisième partie, sous le titre “liberté de parole et répression politique”, regroupe plusieurs textes consacrés à la répression policière. Cette partie conclut sur la nécessité d’un changement total d’un régime incapable de se réformer et plongeant le pays dans la médiocrité. La liberté et la démocratie sont indispensables à la renaissance de l’Egypte. Même ceux qui connaissent de longue date Alaa El Aswany, qui admirent son courage, son entêtement calme et poli à défendre les valeurs auxquelles il croit, ne peuvent s’empêcher de s’étonner de l’extraordinaire clairvoyance dont il a fait preuve - presque seul contre tous - dans la description de l’état social et politique de l’Egypte. Si les romans qu’il écrivait à la même époque semblaient montrer une situation sans issue, les articles de l’homme d’action se terminaient tous sur une note optimiste : l’annonce de l’avènement inéluctable du changement souhaité. Qu’en est-il aujourd’hui ? Pas un jour, depuis l’abdication du Président Moubarak, Alaa El Aswany n’a cessé de lutter pour que la révolution se poursuive jusqu’à son terme. Il continue à écrire chaque semaine dans le quotidien El Masri El Yom, toujours sans concession contre la tentative de dévoiement qui est en cours. Il est inquiet, vigilant, mais ne cesse pas pour autant d’être persuadé que l’Egypte sera bientôt un Etat démocratique.