share_book
Envoyer cet article par e-mail

Yves Bonnefoy à l'horizon du surréalisme : La réalité à l'épreuve du langage et de l'image précédé de Le carrefour dans l'image

ou partager sur :

share_comment
Partager ce commentaire par e-mail

ou partager sur :

PRÊT A ACHETER?
(vous pouvez toujours annuler plus tard)


J'aime
Yves Bonnefoy à l'horizon du surréalisme : La réalité à l'épreuve du langage et de l'image précédé de Le carrefour dans l'image

Yves Bonnefoy à l'horizon du surréalisme : La réalité à l'épreuve du langage et de l'image précédé de Le carrefour dans l'image

  (Auteur),   (Auteur)


Prix : Cet article n'a pas encore de prix  ask_price

Demande de cotation sur ""
Ce titre est nouveau dans notre fonds d'ouvrages et nous ne l'avons encore jamais vendu à ce jour.
Notre engagement: Vous obtenir le meilleur prix
Aussi nombreux que soient les titres que nous référençons, absolument rien n'est automatisé dans la fixation de nos prix; et plutôt que de convertir automatiquement le prix en euros et risquer de répercuter sur vous un prix artificiellement élevé, nous vous faisons un devis rapide après avoir vérifié les prix auprès de nos différents fournisseurs.
Cette étape de demande de cotation est rapide (généralement quelques heures) et vise à vous faire bénéficier en permanence du meilleur prix pour vos achats de livres.


Sur commande

Des articles qui pourraient aussi vous intéresser

Description de "Yves Bonnefoy à l'horizon du surréalisme : La réalité à..."

Pour lire l'oeuvre d'Yves Bonnefoy, essayons de remonter à ses origines : à peine quelques poèmes et essais surréalistes publiés entre 1946 et 1951. Ce sont là des textes que la critique considère habituellement avec l'indulgence accordée aux débuts d'un auteur, la période surréaliste du poète étant en l'occurrence perçue comme une curiosité qui ne mériterait guère que l'on s'y arrête, sinon pour en faire l'antichambre de " l'oeuvre véritable ". Je propose au contraire de lire ces pages en elles-mêmes et d'abord pour elles-mêmes. Or une telle lecture, parce qu'elle se veut critique, ne peut éviter une confrontation avec la lecture que Bonnefoy fera lui-même de ses premiers écrits, des années 1950 à aujourd'hui. Deux perspectives traversent ainsi l'analyse, qui proposent deux niveaux de réflexion. J'ai, d'une part, replacé les textes surréalistes dans leur horizon d'origine, où le langage, l'image et la réalité jouent un rôle prépondérant. Alors qu'elle vise à interroger le monde par le langage, l'esthétique surréaliste fait pourtant l'économie de toute poétique, le langage n'étant jamais remis en question. Bonnefoy dépassera le surréalisme au moment où il fera du langage non plus le moyen, mais l'objet de son questionnement : la poétique est une réponse à l'esthétique, et ce dialogue initié dès la fin des années 1940 traverse en fait toute l'oeuvre. Mais cette prégnance du poétique dans l'esthétique repose d'autre part sur un questionnement de type herméneutique. Au-delà du langage ou de l'image, c'est en effet le sens lui-même qui est problématisé, et ce mouvement dialectique, s'il se laisse aisément suivre dans l'écart séparant les textes surréalistes de leurs commentaires tardifs, agit aussi dans l'instant même de l'écriture. Le sens n'est jamais qu'une origine du sens, il n'y a pas de sens, pour Bonnefoy, sans (re) mise en question du sens. Poétique et herméneutique sont dès lors inséparables, elles participent d'une même écriture où ce que j'appelle le discours de l'oeuvre recoupe le discours à l'oeuvre ; les deux perspectives de cette réflexion finissent donc par se rejoindre et peuvent ainsi servir de prolégomènes à une relecture de toute l'oeuvre de Bonnefoy.

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 380  pages
  • Dimensions :  3.8cmx14.6cmx23.2cm
  • Poids : 739.4g
  • Editeur :   Editions Galilée Paru le
  • Collection : Débats
  • ISBN :  2718606975
  • EAN13 :  9782718606972
  • Langue : Français

D'autres livres de  Yves Bonnefoy

Athènes et Jérusalem : Un essai de philosophie religieuse, suivi de

Initialement publié en 1937, Athènes et Jérusalem : un essai de philosophie religieuse, le dernier livre, "le plus hardi et le plus conséquent" de Léon Chestov (1866-1938), est ici réédité avec l'essai que lui a consacré Yves Bonnefoy en 1967, "L'obstination de Chestov", qui demeure la plus...

Voir tous les livres de  Yves Bonnefoy

Commentaires sur cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire. Soyez le premier!

Laisser un commentaire

Rechercher des articles similaires par rayon

Rechercher par thèmes associés

Pour lire l'oeuvre d'Yves Bonnefoy, essayons de remonter à ses origines : à peine quelques poèmes et essais surréalistes publiés entre 1946 et 1951. Ce sont là des textes que la critique considère habituellement avec l'indulgence accordée aux débuts d'un auteur, la période surréaliste du poète étant en l'occurrence perçue comme une curiosité qui ne mériterait guère que l'on s'y arrête, sinon pour en faire l'antichambre de " l'oeuvre véritable ". Je propose au contraire de lire ces pages en elles-mêmes et d'abord pour elles-mêmes. Or une telle lecture, parce qu'elle se veut critique, ne peut éviter une confrontation avec la lecture que Bonnefoy fera lui-même de ses premiers écrits, des années 1950 à aujourd'hui. Deux perspectives traversent ainsi l'analyse, qui proposent deux niveaux de réflexion. J'ai, d'une part, replacé les textes surréalistes dans leur horizon d'origine, où le langage, l'image et la réalité jouent un rôle prépondérant. Alors qu'elle vise à interroger le monde par le langage, l'esthétique surréaliste fait pourtant l'économie de toute poétique, le langage n'étant jamais remis en question. Bonnefoy dépassera le surréalisme au moment où il fera du langage non plus le moyen, mais l'objet de son questionnement : la poétique est une réponse à l'esthétique, et ce dialogue initié dès la fin des années 1940 traverse en fait toute l'oeuvre. Mais cette prégnance du poétique dans l'esthétique repose d'autre part sur un questionnement de type herméneutique. Au-delà du langage ou de l'image, c'est en effet le sens lui-même qui est problématisé, et ce mouvement dialectique, s'il se laisse aisément suivre dans l'écart séparant les textes surréalistes de leurs commentaires tardifs, agit aussi dans l'instant même de l'écriture. Le sens n'est jamais qu'une origine du sens, il n'y a pas de sens, pour Bonnefoy, sans (re) mise en question du sens. Poétique et herméneutique sont dès lors inséparables, elles participent d'une même écriture où ce que j'appelle le discours de l'oeuvre recoupe le discours à l'oeuvre ; les deux perspectives de cette réflexion finissent donc par se rejoindre et peuvent ainsi servir de prolégomènes à une relecture de toute l'oeuvre de Bonnefoy.