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Une certaine lenteur

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Description de "Une certaine lenteur"

« Si je regarde tous vos films, je vois un trait singulier que je ne saurais prêter à d?autres acteurs, c?est qu?il y a là d?abord un geste d?auteur. Sans considérer que ce soit plus ou moins noble qu?autre chose. Mais au-delà de l?excellence de votre jeu, la cohérence entre tous vos films, pour moi, c?est d?abord votre regard, votre point de vue. Comment décrire un auteur, je ne sais pas ! C?est un tempérament, une morale esthétique, ou érotique. Comment il regarde les choses? »Arnaud DesplechinArnaud Desplechin : Dans vos notes de tournage, sur Tristana, vous mentionnez la phrase que Bunuel vous dit dans la scène du balcon : « Pas de psychologie ». C?est une scène historique ! C?est à propos de cette scène qu?Hitchcock avait envoyé un mot à Bunuel pour lui dire son admiration ; qu?il était jaloux d?un tel plan. Eh bien, sur une scène aussi scabreuse, aussi choquante, il y a des choses que la psychologie ne peut pas raconter. Alors, vous et Bunuel, vous rigolez comme des bossus?Catherine Deneuve : Mais oui ! Il y a un moment où il faut accepter que l?image soit plus forte que vous, que les intentions du réalisateur soient plus fortes que vous?.AD : Mais la performance est incroyable !CD : La performance, précisément pour ça, c?était l?idée d?être extrêmement perméable, ouverte, sans aucune arrière-pensée, vous voyez. Quand il me dit : « vous souriez? », l?idée, c?était d?être la plus immuable mais la plus souriante aussi, et de ne surtout pas mettre d?intention derrière. Il y en avait déjà assez ! Ce qui s?imprime c?est autre chose. En même temps, Bunuel était extrêmement pudique. [?] Je souffrais un peu pour lui, c?était très sommaire ce qu?il disait. C?est plutôt ce qu?il disait en dehors du film ou ce qui était écrit? Mais ce que lui pouvait dire de ça, il fallait vraiment essayer d?imaginer, de le deviner. Il était très bourru dans sa façon de parler, ça me faisait rire d?ailleurs.Dans ce livre d?entretiens, Arnaud Desplechin ? qui a dirigé Catherine Deneuve dans Un conte de Noël (2008) ? nous fait voir l?actrice à travers son regard précis et émouvant et c?est comme si on la voyait pour la première fois. Et on les aime sans réserve ensemble et séparément, comme on a toujours aimé les couples actrice-réalisateur, comme on aime le cinéma. Tout autant que dans ses films, Arnaud Desplechin a ici l?art du dialogue.Le livre est composé d?un entretien publié en novembre/décembre 2008 pour la revue américaine Film Comment (équivalent en quelque sorte des Cahiers aux États-Unis) et d?un portrait de Catherine Deneuve fait par Arnaud Desplechin, pour les Inrocks paru en décembre 2004.

Détails sur le produit

  • Reliure : Poche
  • 91  pages
  • Dimensions :  1.0cmx11.0cmx17.0cm
  • Poids : 59.0g
  • Editeur :   Rivages Paru le
  • Collection : Rivages poche
  • ISBN :  2743621532
  • EAN13 :  9782743621537
  • Classe Dewey :  371
  • Langue : Français

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« Si je regarde tous vos films, je vois un trait singulier que je ne saurais prêter à d?autres acteurs, c?est qu?il y a là d?abord un geste d?auteur. Sans considérer que ce soit plus ou moins noble qu?autre chose. Mais au-delà de l?excellence de votre jeu, la cohérence entre tous vos films, pour moi, c?est d?abord votre regard, votre point de vue. Comment décrire un auteur, je ne sais pas ! C?est un tempérament, une morale esthétique, ou érotique. Comment il regarde les choses? »Arnaud DesplechinArnaud Desplechin : Dans vos notes de tournage, sur Tristana, vous mentionnez la phrase que Bunuel vous dit dans la scène du balcon : « Pas de psychologie ». C?est une scène historique ! C?est à propos de cette scène qu?Hitchcock avait envoyé un mot à Bunuel pour lui dire son admiration ; qu?il était jaloux d?un tel plan. Eh bien, sur une scène aussi scabreuse, aussi choquante, il y a des choses que la psychologie ne peut pas raconter. Alors, vous et Bunuel, vous rigolez comme des bossus?Catherine Deneuve : Mais oui ! Il y a un moment où il faut accepter que l?image soit plus forte que vous, que les intentions du réalisateur soient plus fortes que vous?.AD : Mais la performance est incroyable !CD : La performance, précisément pour ça, c?était l?idée d?être extrêmement perméable, ouverte, sans aucune arrière-pensée, vous voyez. Quand il me dit : « vous souriez? », l?idée, c?était d?être la plus immuable mais la plus souriante aussi, et de ne surtout pas mettre d?intention derrière. Il y en avait déjà assez ! Ce qui s?imprime c?est autre chose. En même temps, Bunuel était extrêmement pudique. [?] Je souffrais un peu pour lui, c?était très sommaire ce qu?il disait. C?est plutôt ce qu?il disait en dehors du film ou ce qui était écrit? Mais ce que lui pouvait dire de ça, il fallait vraiment essayer d?imaginer, de le deviner. Il était très bourru dans sa façon de parler, ça me faisait rire d?ailleurs.Dans ce livre d?entretiens, Arnaud Desplechin ? qui a dirigé Catherine Deneuve dans Un conte de Noël (2008) ? nous fait voir l?actrice à travers son regard précis et émouvant et c?est comme si on la voyait pour la première fois. Et on les aime sans réserve ensemble et séparément, comme on a toujours aimé les couples actrice-réalisateur, comme on aime le cinéma. Tout autant que dans ses films, Arnaud Desplechin a ici l?art du dialogue.Le livre est composé d?un entretien publié en novembre/décembre 2008 pour la revue américaine Film Comment (équivalent en quelque sorte des Cahiers aux États-Unis) et d?un portrait de Catherine Deneuve fait par Arnaud Desplechin, pour les Inrocks paru en décembre 2004.