share_book
Envoyer cet article par e-mail

Les Odes : Suivi de Dame sans Merci et La Vigile de la Sainte-Agnès

ou partager sur :

share_comment
Partager ce commentaire par e-mail

ou partager sur :

PRÊT A ACHETER?
(vous pouvez toujours annuler plus tard)


J'aime
Les Odes : Suivi de Dame sans Merci et La Vigile de la Sainte-Agnès

Les Odes : Suivi de Dame sans Merci et La Vigile de la Sainte-Agnès

  (Auteur)


Prix : Cet article n'a pas encore de prix  ask_price

Demande de cotation sur ""
Ce titre est nouveau dans notre fonds d'ouvrages et nous ne l'avons encore jamais vendu à ce jour.
Notre engagement: Vous obtenir le meilleur prix
Aussi nombreux que soient les titres que nous référençons, absolument rien n'est automatisé dans la fixation de nos prix; et plutôt que de convertir automatiquement le prix en euros et risquer de répercuter sur vous un prix artificiellement élevé, nous vous faisons un devis rapide après avoir vérifié les prix auprès de nos différents fournisseurs.
Cette étape de demande de cotation est rapide (généralement quelques heures) et vise à vous faire bénéficier en permanence du meilleur prix pour vos achats de livres.


Sur commande

Des articles qui pourraient aussi vous intéresser

Description de "Les Odes : Suivi de Dame sans Merci et La Vigile de la Sainte-Agnès"

Keats annonce la désincarnation moderne. Mais en sauvant la beauté au prix de sa vie même, en incarnant alors le " poétique ", il est à la fois un objet, un animal, un vase, une fleur : son identité se déduit de son absence à lui-même. La poésie redevient chemin vers la vérité, union - non plus lien, religion, mais union du mot et de la chose, de la vie rêvée et de l'innocence en construction. Keats propose un contre-modèle, qui ouvre à la Modernité et préfigure Baudelaire. Le poète désacralise le langage, mais dans le même mouvement, il fait de l'allégorie poétique la seule réalité accessible, déchiffrable. Le poète fuit un monde qui redevient barbare, qui invente une industrialisation de la Barbarie. Plongeant dans l'Absolu de la Beauté " A thing of beauty is a joy for ever "), il sacrifie la poésie ancienne, ses mythes, sa sacralité, se fond dans l'énigme du monde pour inventer un devenir au poète dans la modernité qui le nie : l'invention d'une allégorie nouvelle, le passage ultime de l'expérience à l'innocence - mais éprouvée comme une expérience humaine de notre présence au monde poétiquement familier et inconnu. Loin de Pindare et déjà loin des Odes de Coleridge, les Odes de 1819 sont un tournant et sont aussi le centre de l'oeuvre de Keats. La chanson mortelle et éternelle du Rossignol se répand, de siècle en siècle - mais le poète sait bien que l'oiseau meurt et revit autre et identique, comme le poème traverse le temps et le sens pour surgir, toujours premier, toujours victime, pour témoigner du fragile sentiment d'éternité qui habite l'improbable cri humain dans la nuit prénatale des espaces infinis et pourtant entropiques, comme le souvenir...

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 142  pages
  • Dimensions :  1.6cmx15.6cmx22.8cm
  • Poids : 240.4g
  • Editeur :   Arfuyen Paru le
  • Collection : Neige
  • ISBN :  2845901372
  • EAN13 :  9782845901377
  • Classe Dewey :  821.7
  • Langue : Français

D'autres livres de John Keats

Seul dans la splendeur

John Keats demeure nimbé de son aura de poète romantique : il a su, de son destin malheureux, nourrir un art à l'exceptionnelle beauté. Une immense richesse symbolique transparaît sous la lumière, nocturne ou solaire, de ce poète aux accents intemporels. ...

Lettres à Fanny

Longtemps hésitant entre la médecine et la poésie, John Keats n’avait guère eu qu’ironie et méfiance pour les choses du sentiment lorsqu’il s’éprit de Fanny Brawne, la fille de ses nouveaux voisins de Hampstead. De cette liaison difficile – ils seront fiancés mais jamais époux –,...

Lettres à Fanny Brawne et autres correspondants

John Keats n'est pas seulement comme le souligna Mallarmé l'auteur de maint poème pur, ardent, musical. Il écrivit également une éblouissante correspondance, dont seules des bribes avaient été jusqu'ici traduites en français. Au fil des jours, on voit Keats inventer un genre : la lettre jour...

Voir tous les livres de John Keats

Commentaires sur cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire. Soyez le premier!

Laisser un commentaire

Rechercher des articles similaires par rayon

Keats annonce la désincarnation moderne. Mais en sauvant la beauté au prix de sa vie même, en incarnant alors le " poétique ", il est à la fois un objet, un animal, un vase, une fleur : son identité se déduit de son absence à lui-même. La poésie redevient chemin vers la vérité, union - non plus lien, religion, mais union du mot et de la chose, de la vie rêvée et de l'innocence en construction. Keats propose un contre-modèle, qui ouvre à la Modernité et préfigure Baudelaire. Le poète désacralise le langage, mais dans le même mouvement, il fait de l'allégorie poétique la seule réalité accessible, déchiffrable. Le poète fuit un monde qui redevient barbare, qui invente une industrialisation de la Barbarie. Plongeant dans l'Absolu de la Beauté " A thing of beauty is a joy for ever "), il sacrifie la poésie ancienne, ses mythes, sa sacralité, se fond dans l'énigme du monde pour inventer un devenir au poète dans la modernité qui le nie : l'invention d'une allégorie nouvelle, le passage ultime de l'expérience à l'innocence - mais éprouvée comme une expérience humaine de notre présence au monde poétiquement familier et inconnu. Loin de Pindare et déjà loin des Odes de Coleridge, les Odes de 1819 sont un tournant et sont aussi le centre de l'oeuvre de Keats. La chanson mortelle et éternelle du Rossignol se répand, de siècle en siècle - mais le poète sait bien que l'oiseau meurt et revit autre et identique, comme le poème traverse le temps et le sens pour surgir, toujours premier, toujours victime, pour témoigner du fragile sentiment d'éternité qui habite l'improbable cri humain dans la nuit prénatale des espaces infinis et pourtant entropiques, comme le souvenir...