share_book
Envoyer cet article par e-mail

Philosophie de l'histoire de France

ou partager sur :

share_comment
Partager ce commentaire par e-mail

ou partager sur :

PRÊT A ACHETER?
(vous pouvez toujours annuler plus tard)


J'aime
Philosophie de l'histoire de France

Philosophie de l'histoire de France

  (Auteur)


Prix : Cet article n'a pas encore de prix  ask_price

Demande de cotation sur ""
Ce titre est nouveau dans notre fonds d'ouvrages et nous ne l'avons encore jamais vendu à ce jour.
Notre engagement: Vous obtenir le meilleur prix
Aussi nombreux que soient les titres que nous référençons, absolument rien n'est automatisé dans la fixation de nos prix; et plutôt que de convertir automatiquement le prix en euros et risquer de répercuter sur vous un prix artificiellement élevé, nous vous faisons un devis rapide après avoir vérifié les prix auprès de nos différents fournisseurs.
Cette étape de demande de cotation est rapide (généralement quelques heures) et vise à vous faire bénéficier en permanence du meilleur prix pour vos achats de livres.


Sur commande

Des articles qui pourraient aussi vous intéresser

Description de "Philosophie de l'histoire de France"

Edgar Quinet publie en 1857 ce livre Philosophie de l'histoire de France. Il s'agit pour lui de mettre en évidence les postulats sur lesquels travaillent les grands historiens du moment, quand ils entreprennent d'écrire, au milieu du siècle, une histoire de France : Augustin Thierry, Guizot, Louis Blanc, Buchez et Roux. Ce qui le frappe, c'est une convergence de vue de la part d'historiens venus d'horizons très différents, une connivence qui les pousse à se réclamer des mêmes valeurs. Tous ont pour " philosophie " une sorte de fatalisme, en considérant que l'histoire de la France devait aboutir à l'état politique présent. Par un tel biais, c'est à une justification de tous les errements de cette histoire qu'ils procèdent, à une légitimation des épisodes les plus sombres de ce qui fait notre récit national. " Philosophie " à moindres frais qui est le lot de ces savants et dont E. Quinet montre qu'elle ressemble de très près à ce que faisaient les Pères de l'Eglise avec l'Ancien Testament. E. Quinet insiste également sur le fait que ces historiens mettent en oeuvre une servitude volontaire : comme si l'hypothèse de La Boétie s'était déplacée du terrain du pouvoir à celui du savoir. D'où son souhait au terme de cette critique particulièrement virulente de la discipline historique du moment : que tout homme qui pense puisse avoir " sa nuit du 4 août ", c'est-à-dire renonce à ses prétentions illégitimes. Jean-Michel Rey, dont les travaux sont au croisement de la philosophie et de la littérature, montre, dans sa Postface, la place qu'occupent ces différents motifs dans l'oeuvre de ce penseur politique qu'est E. Quinet. Il met en relation ses analyses avec celles de Nietzsche, de Péguy, de Valéry et de Walter Benjamin, en suggérant qu'ils s'inscrivent, chacun à sa façon, dans le sillage de cette pensée. En soulignant ce qui fait la grande originalité d'E. Quinet : qu'il est l'analyste des ombres, des spectres et d'autres phénomènes du même ordre, notamment le membre fantôme " ; qu'il est philologue et qu'il prête donc attention aux faits de langage, aux mots qui tiennent lieu de réalité ; que sa démarche relève plus de la généalogie que de l'histoire. Jean-Michel Rey trace ainsi le portrait d'un des philosophes les plus importants de l'époque qu'il est temps de découvrir et dont les propos peuvent nous aider à comprendre les postulats sur lesquels repose la politique présente.

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 171  pages
  • Dimensions :  1.4cmx14.0cmx22.4cm
  • Poids : 240.4g
  • Editeur :   Payot Paru le
  • Collection : Critique de la politique
  • ISBN :  222890418X
  • EAN13 :  9782228904186
  • Classe Dewey :  944
  • Langue : Français

D'autres livres de Edgar Quinet

La République : Conditions de la régénération de la France

Edgar Quinet occupe une place de premier plan parmi les fondateurs du républicanisme français. Mais au contraire de Hugo, Michelet, Auguste Comte, Jules Ferry ou Charles Renouvier, on connaît mal sa théorie politique. Comment comprendre cette idée de révolution religieuse qui semble traverser ...

Voir tous les livres de Edgar Quinet

Commentaires sur cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire. Soyez le premier!

Laisser un commentaire

Rechercher des articles similaires par rayon

Rechercher par thèmes associés

Edgar Quinet publie en 1857 ce livre Philosophie de l'histoire de France. Il s'agit pour lui de mettre en évidence les postulats sur lesquels travaillent les grands historiens du moment, quand ils entreprennent d'écrire, au milieu du siècle, une histoire de France : Augustin Thierry, Guizot, Louis Blanc, Buchez et Roux. Ce qui le frappe, c'est une convergence de vue de la part d'historiens venus d'horizons très différents, une connivence qui les pousse à se réclamer des mêmes valeurs. Tous ont pour " philosophie " une sorte de fatalisme, en considérant que l'histoire de la France devait aboutir à l'état politique présent. Par un tel biais, c'est à une justification de tous les errements de cette histoire qu'ils procèdent, à une légitimation des épisodes les plus sombres de ce qui fait notre récit national. " Philosophie " à moindres frais qui est le lot de ces savants et dont E. Quinet montre qu'elle ressemble de très près à ce que faisaient les Pères de l'Eglise avec l'Ancien Testament. E. Quinet insiste également sur le fait que ces historiens mettent en oeuvre une servitude volontaire : comme si l'hypothèse de La Boétie s'était déplacée du terrain du pouvoir à celui du savoir. D'où son souhait au terme de cette critique particulièrement virulente de la discipline historique du moment : que tout homme qui pense puisse avoir " sa nuit du 4 août ", c'est-à-dire renonce à ses prétentions illégitimes. Jean-Michel Rey, dont les travaux sont au croisement de la philosophie et de la littérature, montre, dans sa Postface, la place qu'occupent ces différents motifs dans l'oeuvre de ce penseur politique qu'est E. Quinet. Il met en relation ses analyses avec celles de Nietzsche, de Péguy, de Valéry et de Walter Benjamin, en suggérant qu'ils s'inscrivent, chacun à sa façon, dans le sillage de cette pensée. En soulignant ce qui fait la grande originalité d'E. Quinet : qu'il est l'analyste des ombres, des spectres et d'autres phénomènes du même ordre, notamment le membre fantôme " ; qu'il est philologue et qu'il prête donc attention aux faits de langage, aux mots qui tiennent lieu de réalité ; que sa démarche relève plus de la généalogie que de l'histoire. Jean-Michel Rey trace ainsi le portrait d'un des philosophes les plus importants de l'époque qu'il est temps de découvrir et dont les propos peuvent nous aider à comprendre les postulats sur lesquels repose la politique présente.