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Histoire vivante des couleurs nouvelle édition Bibliothèque Hazan: 5000 ans de peinture racontés par les pigments

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Description de "Histoire vivante des couleurs nouvelle édition Bibliothèque Hazan: 5000 ans de..."

L’histoire des couleurs fait de la peinture un roman pour peu que l’on ne sacrifie pas comme à l’accoutumée leur origine et leur poids. On a oublié le coût exorbitant que le lapis-lazuli représentait au Moyen-Âge pour un commanditaire, abbé ou prince. N’est-il pas opportun de connaître la liste des pigments dont disposaient Titien, Rubens, Van Dick, Vermeer, Monet ou Kandinsky avant de théoriser sur leur chromatisme ? Ou encore l’incidence de l’apparition à partir de la fin du XVIe siècle de plusieurs nouveaux pigments jaune, ocre, brun et argent, plus transparents et plus chauds que la terre de Sienne avant de définir le sfumato d’un Corrège et le ténébrisme d’un Caravage et d’un Rembrandt ? Tout le caravagisme européen tiendrait ainsi à une proportion plus ou moins supérieure de manganèse à l’intérieur de l’oxyde de fer dans la célèbre terre d’ombre ? Non, certes pas. Mais elle y contribue et beaucoup plus que l’on a l’habitude de le lire ou de l’écrire. Est-ce que la peinture de « plein air » des impressionnistes aurait existé sans l’apparition des tubes de peinture au milieu du XIXe siècle ? Et Van Gogh sans les pigments chimiques d’un maniement plus aisé que l’on pouvait appliquer tels quels, à l’état pur, dans la fulgurance du geste. Philip Ball revisite l’histoire de l’art non pas en iconoclaste mais en homme de science qu’il est, chimiste, spécialiste de la peinture comme « substance ». Une historie de l’art terriblement matérialiste défile ainsi sous nos yeux, de l’Egypte ancienne au célèbre bleu de Klein au gré de la découverte des pigments anciens et de l’accès aux couleurs industrielles de synthèse. Elle se clôt sur une méditation au sujet du vieillissement des matériaux et la relative exactitude des couleurs que nous voyons sur les tableaux des maîtres comparativement à ce qu’ils y ont mis. Loin de contester son inépuisable invention, elle nous aide à porter un regard neuf et tonique sur la peinture.

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 510  pages
  • Dimensions :  3.6cmx13.6cmx19.8cm
  • Poids : 739.4g
  • Editeur :   Hazan Paru le
  • Collection : Bibliothque Hazan
  • ISBN :  2754105034
  • EAN13 :  9782754105033
  • Classe Dewey :  752
  • Langue : Français

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L’histoire des couleurs fait de la peinture un roman pour peu que l’on ne sacrifie pas comme à l’accoutumée leur origine et leur poids. On a oublié le coût exorbitant que le lapis-lazuli représentait au Moyen-Âge pour un commanditaire, abbé ou prince. N’est-il pas opportun de connaître la liste des pigments dont disposaient Titien, Rubens, Van Dick, Vermeer, Monet ou Kandinsky avant de théoriser sur leur chromatisme ? Ou encore l’incidence de l’apparition à partir de la fin du XVIe siècle de plusieurs nouveaux pigments jaune, ocre, brun et argent, plus transparents et plus chauds que la terre de Sienne avant de définir le sfumato d’un Corrège et le ténébrisme d’un Caravage et d’un Rembrandt ? Tout le caravagisme européen tiendrait ainsi à une proportion plus ou moins supérieure de manganèse à l’intérieur de l’oxyde de fer dans la célèbre terre d’ombre ? Non, certes pas. Mais elle y contribue et beaucoup plus que l’on a l’habitude de le lire ou de l’écrire. Est-ce que la peinture de « plein air » des impressionnistes aurait existé sans l’apparition des tubes de peinture au milieu du XIXe siècle ? Et Van Gogh sans les pigments chimiques d’un maniement plus aisé que l’on pouvait appliquer tels quels, à l’état pur, dans la fulgurance du geste. Philip Ball revisite l’histoire de l’art non pas en iconoclaste mais en homme de science qu’il est, chimiste, spécialiste de la peinture comme « substance ». Une historie de l’art terriblement matérialiste défile ainsi sous nos yeux, de l’Egypte ancienne au célèbre bleu de Klein au gré de la découverte des pigments anciens et de l’accès aux couleurs industrielles de synthèse. Elle se clôt sur une méditation au sujet du vieillissement des matériaux et la relative exactitude des couleurs que nous voyons sur les tableaux des maîtres comparativement à ce qu’ils y ont mis. Loin de contester son inépuisable invention, elle nous aide à porter un regard neuf et tonique sur la peinture.