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Parer aux risques de demain : le principe de précaution

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Description de "Parer aux risques de demain : le principe de précaution"

Dans le genre "ce qu'il faut savoir sur...", voici un livre simple sur le "principe de précaution" que le sang contaminé, les farines animales, la bataille autour des organismes génétiquement modifiés et les risques de réchauffement climatique ont rendu très actuel. Il est écrit par deux auteurs qui se font l'avocat de la cause en étant sûrs qu'elle est bonne.Ils se demandent pourquoi, alors que nous vivons dans des sociétés qui peuvent paraître les plus sûres de l'histoire, parler surtout des risques qu'elles engendrent. Les vrais risques aujourd'hui sont, écrivent-ils, de nature différente de ceux d'autrefois. On ne pouvait pas imputer aux hommes les épidémies ou les grands incendies. Désormais certains risques comme ceux qui sont liés à l'alimentation résultent d'une prise de risque excessive des hommes. On peut certes discuter la non-responsabilité d'antan, mais il est vrai que les métamorphoses du progrès et l'accélération des techniques créent des risques d'une nature inédite. Les auteurs, comme tous les écologistes classiques, n'oublient pas de s'en prendre au rationalisme hérité du siècle des Lumières, à l'optimisme qui poussait un Condorcet, et même un Marx, à affirmer que la vérité scientifique conduirait immanquablement les hommes au bien. Les techniques ont des conséquences bénéfiques, admettent-ils, mais aussi bien des aspects destructeurs. Le progrès, par l'ampleur qu'il a prise, provoque des perturbations (déchets, virus, effets climatiques) qu'on ne sait pas toujours maîtriser. L'idée de précaution représente un nouveau cadre de compréhension des techniques, un avertissement que la réalité est bien plus compliquée qu'on avait pu le croire au début de l'essor des sciences. La prise de conscience, récente, des crises écologiques, a conduit des penseurs, des organisations non-gouvernementales et des gouvernements eux-mêmes, dont le français, à la notion de précaution (à ne pas confondre avec prévention qui consiste à prendre des mesures pour éviter un risque connu). La précaution n'a de sens que dans un contexte d'incertitude scientifique : elle suppose l'action à la source du danger avant que cette incertitude puisse être levée. La Commission européenne donne, en 1998, la définition suivante : "Le principe de précaution est une approche de gestion des risques qui s'exerce dans une situation d'incertitude scientifique face à un risque potentiellement grave sans attendre les résultats de la recherche scientifique." Aristote parlait déjà de principe de prudence. Il doit s'appliquer avant tout dans le domaine écologique et salutaire. On est donc face à un a priori. On sait que l'application de ce principe conduit déjà à des arrêts d'expériences et à de vives discussions sur le droit des États à orienter l'action scientifique. Les auteurs sont conscients du fait que l'application du principe de précaution peut bousculer l'ordre économique et politique. Mais ils s'arrêtent là où justement les grands débats de l'avenir commencent. On peut en évoquer plusieurs : quels experts diront que les risques sont ou non majeurs alors que les scientifiques ne cessent de se quereller ? Quelle dose de risque faut-il accepter, la société n'ayant jamais évolué sans prise de risques ? Comment faire pour que chacun se sente responsable alors que l'on préconise des mesures générales qui semblent indiquer que la responsabilité est collective ? Que devient désormais le libre arbitre individuel ? Autant des questions, et il en est d'autres, auxquelles le livre ne répond pas. À tout le moins conduit-il à se les poser. --Michel Drancourt--

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 144  pages
  • Dimensions :  1.6cmx13.0cmx17.8cm
  • Poids : 222.3g
  • Editeur :   Seuil Paru le
  • Collection : Essais
  • ISBN :  2020418053
  • EAN13 :  9782020418058
  • Langue : Français

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