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Les Etoiles froides

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Description de "Les Etoiles froides"

"Toute seule, aussi seule, pauvre petite fille riche." Ce pourrait être le refrain d'une chanson ; c'est ce qui caractérise, entre attraction et répulsion, le personnage de Clara del Monte dans ce roman. Insaisissable, égocentrique, obnubilée par le faste et le plaisir, Clara, pianiste douée qui joue à cinq ans, en 1911, devant l'Infante et le roi, est un monstre. Monstre de beauté et de duplicité, experte ès trahisons, figure inhumaine qui excède toutes les catégories et les étiquettes. Par touches successives, plus compromettantes les unes que les autres, son portrait nous est révélé grâce aux archives d'Elisa Toldo, biographe reconnue et tante de la narratrice, Angelina. Lues et commentées par cette dernière qui a pour tâche d'achever le livre commencé par Elisa, les pièces du dossier défilent, effroyablement objectives, appuyées sur les événements qui déchirent l'Espagne des années trente. Marquée par une enfance passée aux côtés d'un père infirme rejeté par sa mère qui le trompe avec un avocat véreux, Clara n'aspire qu'à épuiser sa liberté, dilapider une fortune attirant toutes les convoitises et, par-dessus tout, jouir. Mariée plusieurs fois, mettant au monde quatre enfants, maîtresse de deux frères à la fois, Juan et Nolito – à une époque où l'adultère est un délit et le divorce un scandale –, Clara devient l'emblème d'une Espagne en perdition, pendant d'une autre conscience éclatée : celle, magnifiquement rendue dans ces pages, de Federico Garcia Lorca, hanté tout comme la jeune femme par le droit à la différence qu'il défend dans le Romancero gitano Empruntée au poète auquel Angelina consacre une thèse de doctorat, une formule résume les trajectoires chaotiques des deux personnages, livrés à la furie des franquistes, des phalangistes, des nationalistes, des "rouges" et des fascistes : "Pero yo ya no soy yo, mi casa es ya mi casa" ("mais je ne suis plus moi, ni ma maison ma maison"). On retrouve au fil des pages une description de la chute de la monarchie d'Alphonse XIII, des dysfonctionnements de la jeune république et des redoutables pelotons de "promeneurs", les "paseadores" mis en scène naguère par Manuel Rivas dans un roman aussi bouleversant que celui de Castillo : Le Crayon du charpentier. Sublimant le tout, catastrophe des catastrophes sur fond de misère sociale, de milices indéterminées et de destruction irrévocable, culmine à la pointe du récit la folie amoureuse qui lie Clara la républicaine, "pute et criminelle" à Nolito et Juan Moran les phalangistes ! Les Étoiles froides peut se lire tel un roman où la fiction côtoie la réalité. Mais ceux qui suivent Michel del Castillo depuis trente ans reconnaîtront la part autobiographique du récit, où la patiente reconstitution par un enfant De père français, descendant des del Monte, de la vérité correspondant à ses propres souvenirs madrilènes. Une vérité tronquée par une mère aux multiples masques (voir La Gloire de Dina, L'Adieu au siècle), dont l'un recouvre le visage altier de Clara. À la lumière des exactions qu'elles éclairent, jamais effectivement les étoiles n'ont paru si "froides" pour autant que, à l'instar de l'Espagne, "la vérité finit toujours par vous rattraper". --Frédéric Grolleau

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 401  pages
  • Dimensions :  3.2cmx13.8cmx21.4cm
  • Poids : 440.0g
  • Editeur :   Stock Paru le
  • Collection : Roman
  • ISBN :  2234053994
  • EAN13 :  9782234053991
  • Classe Dewey :  843.914
  • Langue : Français

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