share_book
Envoyer cet article par e-mail

La Condition de la liberté : Rousseau, critique des raisons politiques

ou partager sur :

share_comment
Partager ce commentaire par e-mail

ou partager sur :

PRÊT A ACHETER?
(vous pouvez toujours annuler plus tard)


J'aime
La Condition de la liberté : Rousseau, critique des raisons politiques

La Condition de la liberté : Rousseau, critique des raisons politiques

  (Auteur)


Prix : Cet article n'a pas encore de prix  ask_price

Demande de cotation sur ""
Ce titre est nouveau dans notre fonds d'ouvrages et nous ne l'avons encore jamais vendu à ce jour.
Notre engagement: Vous obtenir le meilleur prix
Aussi nombreux que soient les titres que nous référençons, absolument rien n'est automatisé dans la fixation de nos prix; et plutôt que de convertir automatiquement le prix en euros et risquer de répercuter sur vous un prix artificiellement élevé, nous vous faisons un devis rapide après avoir vérifié les prix auprès de nos différents fournisseurs.
Cette étape de demande de cotation est rapide (généralement quelques heures) et vise à vous faire bénéficier en permanence du meilleur prix pour vos achats de livres.


Sur commande

Des articles qui pourraient aussi vous intéresser

Description de "La Condition de la liberté : Rousseau, critique des raisons politiques"

Rien n'est plus courant que de souligner les impasses et les extravagances des thèses politiques de Rousseau. Peut-être faut-il alors renoncer à chercher dans son oeuvre une « doctrine » politique, apportant des solutions systématiques et définitives aux questions politiques, et tenter plutôt d'y découvrir une réflexion critique, rigoureuse et méthodique, dont l'objet serait la possibilité même de la philosophie politique. Pour Rousseau, la réduction à son véritable état de la question politique passe par une remise à plat des théories disponibles, par une exploration méthodique des différents champs constitutifs de l'objet politique, par une identification des questions critiques auxquelles doit s'affronter la philosophie quand elle ambitionne de faire de la politique son objet. La théorie du contrat social, que l'on peut décrire comme une théorie de l'État, est cernée dans l'oeuvre politique de Rousseau par deux autres perspectives théoriques, non moins essentielles : une théorie de la société et une théorie du gouvernement. Si, selon lesprincipes strictement rationnels du droit politique, la liberté est à la fois le fondement et la finalité de tout ordre politico-juridique,la théorie de la société et la théorie du gouvernement explorent et tentent de réduire l'énigme de la disparition de la liberté hors de l'horizon factuel de la politique - disparition dont la liberté n'est pas simplement la victime, puisqu'elle résulte paradoxalement d'un certain usage de la liberté : c'est ce que La Boétie nommait servitude volontaire. Il y a dans l'ordre politique quelque chose comme un cercle qui explique que, aux yeux de Rousseau, la politique ne puisse être purement et simplement une affaire rationnelle : si la liberté est la condition de l'ordre politique, ce dernier est en retour la condition de la liberté ; autrement dit, tout ordre politique est le produit d'un certain usage que font les hommes de leur liberté, mais celle-ci n'est liberté, au sens propre du terme, que dans certaines conditions politiques. En revenant sur certains des aspects les plus problématiques de la pensée politique de Rousseau (le sens moral et anthropologique de la référence à la nature ; le fondement du droit de propriété ; le concept de volonté générale ; le rapport entre utopie et réalisme ; la figure et la fonction du « Législateur »), ce livre s'attache à montrer comment Rousseau élabore la figure de ce cercle, mais aussi comment il tente d'éviter de le réduire à une clôture où la pensée s'enfermerait. L'étude de la réflexion critique de Rousseau sur la philosophie politique permet ainsi de concevoir une philosophie de la liberté qui serait une philosophie critique du libéralisme, une philosophie de la souveraineté qui serait une philosophie critique de l'État, une philosophie de l'action politique qui serait une philosophie critique du pouvoir.

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 334  pages
  • Dimensions :  2.6cmx14.2cmx22.2cm
  • Poids : 839.1g
  • Editeur :   Payot Paru le
  • Collection : Critique de la politique
  • ISBN :  2228896659
  • EAN13 :  9782228896658
  • Classe Dewey :  194
  • Langue : Français

D'autres livres de Blaise Bachofen

Rousseau, politique et esthétique. Sur la lettre à d'Alembert

Lorsque l'article Genève paraît dans l'Encyclopédie, Rousseau publie une Lettre à d'Alembert sur son article Genève, réponse foisonnante et virulente qui traite aussi bien du clergé, des moeurs, de l'honneur, des lois, que des spectacles ou des divertissements qui conviennent au peuple genevo...

Cornelius Castoriadis : Réinventer l'autonomie

Cet ouvrage rassemble les textes des interventions prononcées lors du colloque Cornelius Castoriadis. Réinventer l'autonomie qui s'est déroulé aux universités de Paris-VIII et de Cergy-Pontoise en mars 2007. Réinventer l'autonomie, c'est penser avec Castoriadis l'autonomie individuelle et l'au...

Voir tous les livres de Blaise Bachofen

Commentaires sur cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire. Soyez le premier!

Laisser un commentaire

Rechercher des articles similaires par rayon

Rechercher par thèmes associés

Rien n'est plus courant que de souligner les impasses et les extravagances des thèses politiques de Rousseau. Peut-être faut-il alors renoncer à chercher dans son oeuvre une « doctrine » politique, apportant des solutions systématiques et définitives aux questions politiques, et tenter plutôt d'y découvrir une réflexion critique, rigoureuse et méthodique, dont l'objet serait la possibilité même de la philosophie politique. Pour Rousseau, la réduction à son véritable état de la question politique passe par une remise à plat des théories disponibles, par une exploration méthodique des différents champs constitutifs de l'objet politique, par une identification des questions critiques auxquelles doit s'affronter la philosophie quand elle ambitionne de faire de la politique son objet. La théorie du contrat social, que l'on peut décrire comme une théorie de l'État, est cernée dans l'oeuvre politique de Rousseau par deux autres perspectives théoriques, non moins essentielles : une théorie de la société et une théorie du gouvernement. Si, selon lesprincipes strictement rationnels du droit politique, la liberté est à la fois le fondement et la finalité de tout ordre politico-juridique,la théorie de la société et la théorie du gouvernement explorent et tentent de réduire l'énigme de la disparition de la liberté hors de l'horizon factuel de la politique - disparition dont la liberté n'est pas simplement la victime, puisqu'elle résulte paradoxalement d'un certain usage de la liberté : c'est ce que La Boétie nommait servitude volontaire. Il y a dans l'ordre politique quelque chose comme un cercle qui explique que, aux yeux de Rousseau, la politique ne puisse être purement et simplement une affaire rationnelle : si la liberté est la condition de l'ordre politique, ce dernier est en retour la condition de la liberté ; autrement dit, tout ordre politique est le produit d'un certain usage que font les hommes de leur liberté, mais celle-ci n'est liberté, au sens propre du terme, que dans certaines conditions politiques. En revenant sur certains des aspects les plus problématiques de la pensée politique de Rousseau (le sens moral et anthropologique de la référence à la nature ; le fondement du droit de propriété ; le concept de volonté générale ; le rapport entre utopie et réalisme ; la figure et la fonction du « Législateur »), ce livre s'attache à montrer comment Rousseau élabore la figure de ce cercle, mais aussi comment il tente d'éviter de le réduire à une clôture où la pensée s'enfermerait. L'étude de la réflexion critique de Rousseau sur la philosophie politique permet ainsi de concevoir une philosophie de la liberté qui serait une philosophie critique du libéralisme, une philosophie de la souveraineté qui serait une philosophie critique de l'État, une philosophie de l'action politique qui serait une philosophie critique du pouvoir.