share_book
Envoyer cet article par e-mail

L'Eglise sous Vichy 1940-1945 : La repentance en question

ou partager sur :

share_comment
Partager ce commentaire par e-mail

ou partager sur :

PRÊT A ACHETER?
(vous pouvez toujours annuler plus tard)


J'aime
L'Eglise sous Vichy 1940-1945 : La repentance en question

L'Eglise sous Vichy 1940-1945 : La repentance en question

  (Auteur)


Prix : Cet article n'a pas encore de prix  ask_price

Demande de cotation sur ""
Ce titre est nouveau dans notre fonds d'ouvrages et nous ne l'avons encore jamais vendu à ce jour.
Notre engagement: Vous obtenir le meilleur prix
Aussi nombreux que soient les titres que nous référençons, absolument rien n'est automatisé dans la fixation de nos prix; et plutôt que de convertir automatiquement le prix en euros et risquer de répercuter sur vous un prix artificiellement élevé, nous vous faisons un devis rapide après avoir vérifié les prix auprès de nos différents fournisseurs.
Cette étape de demande de cotation est rapide (généralement quelques heures) et vise à vous faire bénéficier en permanence du meilleur prix pour vos achats de livres.


Sur commande

Des articles qui pourraient aussi vous intéresser

Description de "L'Eglise sous Vichy 1940-1945 : La repentance en question"

Quand le maréchal Pétain, le 17 juin 1940, fit " don de sa personne à la France pour atténuer son malheur ", il eut l'appui immédiat de l'Eglise et des catholiques brûlant de reconstituer une France chrétienne. Un demi-siècle plus tard, les évêques de France ont cru devoir regretter les " erreurs et défaillances " du clergé de l'époque. Diversement appréciée, cette " repentance " valait d'être passée au crible de la recherche historique. C'est ce qu'a fait Michèle Cointet. Ouvrir le dossier de l'Eglise de France sous l'Occupation et à la Libération, c'est traiter ses rapports avec l'Etat. Le gouvernement de Vichy fut bienveillant et exigeant. Il écrasa l'Eglise des bienfaits qu'elle réclamait : subventions à l'école libre, statut des congrégations, avantages fiscaux, emprise sur la jeunesse, participation aux institutions sociales. A la Libération, le général de Gaulle, respectueux de l'appréciation de Pie XII sur l'Eglise de France, se résigna à une épuration ecclésiastique décevante pour les résistants politisés, mais insupportable pour une Eglise qui ne se sentait pas coupable. La recherche entreprise par Michèle Cointet ne se limite pas au cléricalisme, mais traite à fond les rapports de l'Eglise et des juifs, et envisage toute la vie du peuple catholique. Les évêques ont soutenu le maréchal Pétain mais les premiers résistants sont des chrétiens. Si la législation antisémite de l'Etat français a des inspirateurs et serviteurs catholiques, ce sont plusieurs évêques qui élevèrent les premières protestations contre les rafles de Juifs. Proportionnellement au corps social, les prêtres et les religieux ont été les plus nombreux dans les camps de concentration. Autre surprise, Michèle Cointet montre que la Seconde Guerre mondiale a été une grande période de foi. Les prêtres-ouvriers sont nés de la Mission de France et de l'aumônerie des Français travaillant en Allemagne et découvrant un christianisme dépouillé. L'Eglise y voit le moyen de conquérir la classe ouvrière et de triompher du communisme. En historienne soucieuse de replacer les faits et les personnages dans leur temps, d'éviter ainsi les anachronismes, Michèle Cointet nous donne un ouvrage très neuf et très complet, dépourvu de tout manichéisme, d'où il ressort que l'attitude de l'Eglise sous l'Occupation ne se prête pas aux jugements simplistes et réducteurs en vigueur aujourd'hui.

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 404  pages
  • Dimensions :  3.8cmx15.6cmx23.2cm
  • Poids : 721.2g
  • Editeur :   Perrin Paru le
  • ISBN :  2262012318
  • EAN13 :  9782262012311
  • Classe Dewey :  282.4409044

D'autres livres de Michèle Cointet

Nouvelle histoire de Vichy

        Retracer l’histoire de Vichy suppose de se débarrasser d’abord des certitudes assénées depuis soixante-dix ans par les camps opposés. Puis de reprendre au plus près des archives, publiques comme privées, l’étude de ces cinq années tragiques pour en comprendre les [......

Voir tous les livres de Michèle Cointet

Commentaires sur cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire. Soyez le premier!

Laisser un commentaire

Rechercher des articles similaires par rayon

Quand le maréchal Pétain, le 17 juin 1940, fit " don de sa personne à la France pour atténuer son malheur ", il eut l'appui immédiat de l'Eglise et des catholiques brûlant de reconstituer une France chrétienne. Un demi-siècle plus tard, les évêques de France ont cru devoir regretter les " erreurs et défaillances " du clergé de l'époque. Diversement appréciée, cette " repentance " valait d'être passée au crible de la recherche historique. C'est ce qu'a fait Michèle Cointet. Ouvrir le dossier de l'Eglise de France sous l'Occupation et à la Libération, c'est traiter ses rapports avec l'Etat. Le gouvernement de Vichy fut bienveillant et exigeant. Il écrasa l'Eglise des bienfaits qu'elle réclamait : subventions à l'école libre, statut des congrégations, avantages fiscaux, emprise sur la jeunesse, participation aux institutions sociales. A la Libération, le général de Gaulle, respectueux de l'appréciation de Pie XII sur l'Eglise de France, se résigna à une épuration ecclésiastique décevante pour les résistants politisés, mais insupportable pour une Eglise qui ne se sentait pas coupable. La recherche entreprise par Michèle Cointet ne se limite pas au cléricalisme, mais traite à fond les rapports de l'Eglise et des juifs, et envisage toute la vie du peuple catholique. Les évêques ont soutenu le maréchal Pétain mais les premiers résistants sont des chrétiens. Si la législation antisémite de l'Etat français a des inspirateurs et serviteurs catholiques, ce sont plusieurs évêques qui élevèrent les premières protestations contre les rafles de Juifs. Proportionnellement au corps social, les prêtres et les religieux ont été les plus nombreux dans les camps de concentration. Autre surprise, Michèle Cointet montre que la Seconde Guerre mondiale a été une grande période de foi. Les prêtres-ouvriers sont nés de la Mission de France et de l'aumônerie des Français travaillant en Allemagne et découvrant un christianisme dépouillé. L'Eglise y voit le moyen de conquérir la classe ouvrière et de triompher du communisme. En historienne soucieuse de replacer les faits et les personnages dans leur temps, d'éviter ainsi les anachronismes, Michèle Cointet nous donne un ouvrage très neuf et très complet, dépourvu de tout manichéisme, d'où il ressort que l'attitude de l'Eglise sous l'Occupation ne se prête pas aux jugements simplistes et réducteurs en vigueur aujourd'hui.