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La Politique de précaution

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Description de "La Politique de précaution"

Corinne Lepage a été ministre de l'Environnement mais elle est avant tout une avocate vigoureuse du développement durable. Elle pratique la plaidoirie systématique. D'un côté, le bien : toute politique qui répond aux exigences de sécurité et de précaution pour éviter ou limiter les risques de dégradation de l'environnement. De l'autre, le mal : la civilisation industrielle née sous les signes du progrès et qui débouche sur des catastrophes. Corinne Lepage dialogue avec le philosophe François Guéry, qui est plus nuancé dans ses approches. L'ouvrage, dans son ensemble, n'en traduit pas moins une vision plus que pessimiste de l'évolution. “Les voyants sont au rouge !” De l'idée de destruction créatrice de Joseph Schumpeter, on ne peut retenir que la notion de destruction. Qu'il s'agisse de nourriture, de sang contaminé ou de “vache folle”, les avertissements n'ont pas été pris en compte. Dans le combat contre les OGM (organismes génétiquement modifiés), les intérêts de l'“argent” l'ont emporté. François Guéry suggère à Corinne Lepage qu'à force de dire que tout va mal, elle peut créer un risque de panique sans contrepartie pratique. Que faire en effet sachant notamment que la croissance des gaz à effet de serre vient essentiellement des particuliers ? Les entreprises mettent en oeuvre les techniques, les particuliers les utilisent. Nous sommes en face d'un problème politique majeur. Voulant éviter le reproche de dictature intellectuelle adressé par Luc Ferry aux écologistes dans Le Nouvel Ordre écologique (Paris : Grasset, 1992), Corinne Lepage rejette l'idée de mesures autoritaires. Elle semble cependant détester certaines entreprises et considérer celles qui viennent d'Amérique comme pires que les autres, mais elle affirme ne pas rejeter pour autant les mécanismes de marché. Dans ces conditions quelles solutions ? Les auteurs commencent par évoquer les bases culturelles de notre société. Corinne Lepage reprend le thème du péché originel de la société industrielle née des lumières, dont les animateurs voulaient dominer la nature pour la mettre au service de l'homme. Les exigences de précaution, compte tenu des risques qu'encourent la nature et les hommes, conduisent à constater que “progrès technique et progrès humain ne coïncident pas nécessairement”. Cette conclusion laisse évidemment sur sa faim. De même, les propositions concrètes avancées sont surtout celles d'interdire. On voit bien les risques des excès de la société industrielle. La partie constructive est beaucoup plus floue. L'essai, qui se situe à un niveau de réflexion élevé, a le mérite de mettre l'accent sur des problèmes réels. Mais il dessert sa cause en voulant trop démontrer. -- Michel Drancourt

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 384  pages
  • Dimensions :  2.4cmx15.0cmx21.0cm
  • Poids : 458.1g
  • Editeur :   Presses Universitaires De France - Puf Paru le
  • Collection : Questions actuelles
  • ISBN :  2130515754
  • EAN13 :  9782130515753
  • Classe Dewey :  320.6

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