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La Russie dans la tourmente

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Description de "La Russie dans la tourmente"

Né à Moscou en 1877, mort à Paris en 1957, Alexis Rémizov connut le bagne et la déportation, le succès littéraire (il fut l'ami des plus grands : A. Blok, A. Biély, V. Rozanov, L. Chestov...), la révolution et l'exil. Auteur fécond de contes, récits, romans, pièces de théâtre, il affirmait que jamais il n'avait rien écrit qui ne fût autobiographique. Mais l'" espace autobiographique " qu'il s'invente est infiniment plus vaste : il y inclut tout ce qu'il a lu, tout ce qu'il a rêvé, tout ce que charrie la langue russe qui fut son milieu naturel et vital. Lecteur insatiable, amateur de vieux grimoires (et calligraphe subtil), folkloriste érudit, il retrouve dans sa " mémoire ", vivants et vécus, des épisodes de la fondation de Pétersbourg aussi bien que des scènes de février 1917 ; il juxtapose une " Déploration sur la perte de la Terre Russe " aux aphorismes d'Héraclite et aux règlements burlesques d'une " société singesque " qu'il avait inventée. La Russie dans la tourmente ressemble à ces vieux livres médiévaux où se trouvent reliés ensemble chroniques, récits de miracles, vies de saints, prières, notes de voyages, épîtres, légendes... Loin d'être uniquement " le désir de communiquer ses sentiments ", la " légende autobiographique " de ce petit homme myope, fragile et désarmé devant la dureté des choses reflète l'impossibilité d'appréhender une réalité fantastique et monstrueuse par des moyens objectifs. Nous avons besoin de ce diablotin bienveillant et malicieux pour nous ouvrir les portes de son enfer, de son paradis - la Russie. Mais laissons-le nous le dire : " Quand je marche dans la rue et que les objets devant moi se tirebouchonnent, s'entourbillonnent et se sauvent à tire d'aile, je pense parfois avec terreur : et si tout à coup ils s'arrêtaient tous ensemble ! c'est sûr, je me cognerais dedans, je me fracasserais le front ! Et même dans mon réduit cette pensée me vient sans crier gare, et me voilà sur le qui-vive : et si tout à coup les choses qui me fuient déferlaient sur moi de l'extérieur ? elles m'écraseraient, c'est sûr ! Je dirai ceci : parmi les gens - je n'aurais pas survécu. Je dirai ceci : dans le monde - je me serais perdu. Et mon témoignage sur l'insurrection générale, en l'année la plus mémorable de toute l'histoire russe, est celui d'un homme qui s'est adapté à l'existence (il n'avait pas le choix !) de telle sorte que c'est justement le plus sensationnel - les événements des grandes journées - qui est resté celé à son regard ; ce qui subsiste ? un souffle, un reflet, quelque chose qui s'exprime dans les rêves, dans un mot tombé par hasard dans une oreille que le vacarme n'a pas rendue sourde, et des lambeaux d'événements surpris par un oeil pour qui rien n'est familier. Mon jugement est celui d'un homme, bien sûr, mais d'un homme qui s'est tapi dans son terrier pour travailler sans relâche aux choses de l'esprit, d'un homme (pourquoi ne pas le dire) au coeur d'oiseau qui tressaute à chaque bruit de la rue et qui bat, répondant au battement du coeur de toute la souffrance du monde. " Rémizov a profondément marqué la littérature russe du vingtième siècle. Oublié et censuré pendant la période soviétique, il est de nouveau publié en Russie. Il sera avec Leskov le grand éveilleur, par la magie de ses récits ou dits, de l'âme russe.

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 402  pages
  • Dimensions :  2.2cmx15.2cmx21.6cm
  • Poids : 898.1g
  • Editeur :   L'age D'homme Paru le
  • Collection : Classiques slaves
  • ISBN :  2825113700
  • EAN13 :  9782825113707
  • Classe Dewey :  891.7
  • Langue : Français

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Né à Moscou en 1877, mort à Paris en 1957, Alexis Rémizov connut le bagne et la déportation, le succès littéraire (il fut l'ami des plus grands : A. Blok, A. Biély, V. Rozanov, L. Chestov...), la révolution et l'exil. Auteur fécond de contes, récits, romans, pièces de théâtre, il affirmait que jamais il n'avait rien écrit qui ne fût autobiographique. Mais l'" espace autobiographique " qu'il s'invente est infiniment plus vaste : il y inclut tout ce qu'il a lu, tout ce qu'il a rêvé, tout ce que charrie la langue russe qui fut son milieu naturel et vital. Lecteur insatiable, amateur de vieux grimoires (et calligraphe subtil), folkloriste érudit, il retrouve dans sa " mémoire ", vivants et vécus, des épisodes de la fondation de Pétersbourg aussi bien que des scènes de février 1917 ; il juxtapose une " Déploration sur la perte de la Terre Russe " aux aphorismes d'Héraclite et aux règlements burlesques d'une " société singesque " qu'il avait inventée. La Russie dans la tourmente ressemble à ces vieux livres médiévaux où se trouvent reliés ensemble chroniques, récits de miracles, vies de saints, prières, notes de voyages, épîtres, légendes... Loin d'être uniquement " le désir de communiquer ses sentiments ", la " légende autobiographique " de ce petit homme myope, fragile et désarmé devant la dureté des choses reflète l'impossibilité d'appréhender une réalité fantastique et monstrueuse par des moyens objectifs. Nous avons besoin de ce diablotin bienveillant et malicieux pour nous ouvrir les portes de son enfer, de son paradis - la Russie. Mais laissons-le nous le dire : " Quand je marche dans la rue et que les objets devant moi se tirebouchonnent, s'entourbillonnent et se sauvent à tire d'aile, je pense parfois avec terreur : et si tout à coup ils s'arrêtaient tous ensemble ! c'est sûr, je me cognerais dedans, je me fracasserais le front ! Et même dans mon réduit cette pensée me vient sans crier gare, et me voilà sur le qui-vive : et si tout à coup les choses qui me fuient déferlaient sur moi de l'extérieur ? elles m'écraseraient, c'est sûr ! Je dirai ceci : parmi les gens - je n'aurais pas survécu. Je dirai ceci : dans le monde - je me serais perdu. Et mon témoignage sur l'insurrection générale, en l'année la plus mémorable de toute l'histoire russe, est celui d'un homme qui s'est adapté à l'existence (il n'avait pas le choix !) de telle sorte que c'est justement le plus sensationnel - les événements des grandes journées - qui est resté celé à son regard ; ce qui subsiste ? un souffle, un reflet, quelque chose qui s'exprime dans les rêves, dans un mot tombé par hasard dans une oreille que le vacarme n'a pas rendue sourde, et des lambeaux d'événements surpris par un oeil pour qui rien n'est familier. Mon jugement est celui d'un homme, bien sûr, mais d'un homme qui s'est tapi dans son terrier pour travailler sans relâche aux choses de l'esprit, d'un homme (pourquoi ne pas le dire) au coeur d'oiseau qui tressaute à chaque bruit de la rue et qui bat, répondant au battement du coeur de toute la souffrance du monde. " Rémizov a profondément marqué la littérature russe du vingtième siècle. Oublié et censuré pendant la période soviétique, il est de nouveau publié en Russie. Il sera avec Leskov le grand éveilleur, par la magie de ses récits ou dits, de l'âme russe.