share_book
Envoyer cet article par e-mail

Hymne

ou partager sur :

share_comment
Partager ce commentaire par e-mail

ou partager sur :

PRÊT A ACHETER?
(vous pouvez toujours annuler plus tard)


J'aime
Hymne

Hymne

  (Auteur)


Prix : Cet article n'a pas encore de prix  ask_price

Demande de cotation sur ""
Ce titre est nouveau dans notre fonds d'ouvrages et nous ne l'avons encore jamais vendu à ce jour.
Notre engagement: Vous obtenir le meilleur prix
Aussi nombreux que soient les titres que nous référençons, absolument rien n'est automatisé dans la fixation de nos prix; et plutôt que de convertir automatiquement le prix en euros et risquer de répercuter sur vous un prix artificiellement élevé, nous vous faisons un devis rapide après avoir vérifié les prix auprès de nos différents fournisseurs.
Cette étape de demande de cotation est rapide (généralement quelques heures) et vise à vous faire bénéficier en permanence du meilleur prix pour vos achats de livres.


Sur commande

Des articles qui pourraient aussi vous intéresser

    Description de "Hymne"

    Épilogue de Sur les ailes du soleil, Hymne en diffère autant par sa tonalité que par sa construction. Les sept vieilles femmes, réduites au nombre de trois, ne refont leur apparition que tardivement, à la façon d'un mirage destiné à taquiner la mémoire endolorie du personnage qui occupe ici le premier plan : Tsuyoshi, devenu un gigolo sous le nom d'Yves. La relation du périple en camion jalonné par la visite des hauts lieux du shintoïsme, menée à la manière d'un rond-point, fait place à une description ramenée pour l'essentiel à l'inventaire et l'agencement des sexualités que traverse, en vase clos, l'ex-Tsuyoshi dans l'anonymat d'un quartier de Tokyo. Le quartier de Shinjuku, notamment son secteur des commerces du sexe et celui des boîtes homosexuelles, sert de toile de fond au roman qui ne peut cependant être tenu pour un simple portrait des moeurs de la capitale à la fin des années quatre-vingt. Ces espaces urbains ne sont désignés dans le texte que par les termes neutres de Centre ou de quartier et jamais nommés pour en accentuer le caractère anonyme, et aussi permettre de les évoquer comme autant d'avatars dérisoires des « Ruelles », le théâtre des premiers romans de l'auteur. Les personnages qui gravitent autour d'Yves, tout comme lui, ne sont porteurs que de sobriquets plus ou moins bouffons tirés de leur origine ou de leur profession marginale. Ses, clients, pour la plupart, ne sont distingués que par leur sexe sous les expressions de « porc blanc » et « porc noir », dont l'insistance fait sourdement écho à la prédominance que se disputent dans ce récit homosexualité et hétérosexualité. Toutes ces figures sont, cependant, contrairement à l'androïde emmuré dans son corps, changeantes et versatiles à l'extrême, notamment Chonko, sa maîtresse et entremetteuse, et ont pour trait commun de jouir d'une très forte acuité à percevoir les désarrois de l'androïde Yves, tantôt cherchant à le conforter dans ses rengaines narcissiques, tantôt l'enjoignant à mimer une communication factice. Quant aux objets perdus de son passé - les trois vieilles fantomatiques, le phallique camion, la tendresse sauvage de Chonko - aussitôt regagnés, ils sont condamnés à s'évanouir à leur tour, tels des résidus fallacieux de la mémoire. Jacques Lévy

    Détails sur le produit

    • Reliure : Broché
    • 438  pages
    • Dimensions :  4.2cmx15.4cmx22.6cm
    • Poids : 698.5g
    • Editeur :   Fayard Paru le
    • ISBN :  2213595275
    • EAN13 :  9782213595276
    • Langue : Français

    D'autres livres de Kenji Nakagami

    Miracle

    Toute l'œuvre, radicalement novatrice, de Nakagami plonge ses racines dans les " Ruelles ", ce quartier de la ville de Shingû où il est né et où vivaient les burakumin, ces anciens exclus dévolus aux tâches impures ayant trait à la mort et au sang. A partir de ce lieu et de ce feu central, i...

    Voir tous les livres de Kenji Nakagami

    Commentaires sur cet article

    Personne n'a encore laissé de commentaire. Soyez le premier!

    Laisser un commentaire

    Rechercher des articles similaires par rayon

    Rechercher par thèmes associés

    Épilogue de Sur les ailes du soleil, Hymne en diffère autant par sa tonalité que par sa construction. Les sept vieilles femmes, réduites au nombre de trois, ne refont leur apparition que tardivement, à la façon d'un mirage destiné à taquiner la mémoire endolorie du personnage qui occupe ici le premier plan : Tsuyoshi, devenu un gigolo sous le nom d'Yves. La relation du périple en camion jalonné par la visite des hauts lieux du shintoïsme, menée à la manière d'un rond-point, fait place à une description ramenée pour l'essentiel à l'inventaire et l'agencement des sexualités que traverse, en vase clos, l'ex-Tsuyoshi dans l'anonymat d'un quartier de Tokyo. Le quartier de Shinjuku, notamment son secteur des commerces du sexe et celui des boîtes homosexuelles, sert de toile de fond au roman qui ne peut cependant être tenu pour un simple portrait des moeurs de la capitale à la fin des années quatre-vingt. Ces espaces urbains ne sont désignés dans le texte que par les termes neutres de Centre ou de quartier et jamais nommés pour en accentuer le caractère anonyme, et aussi permettre de les évoquer comme autant d'avatars dérisoires des « Ruelles », le théâtre des premiers romans de l'auteur. Les personnages qui gravitent autour d'Yves, tout comme lui, ne sont porteurs que de sobriquets plus ou moins bouffons tirés de leur origine ou de leur profession marginale. Ses, clients, pour la plupart, ne sont distingués que par leur sexe sous les expressions de « porc blanc » et « porc noir », dont l'insistance fait sourdement écho à la prédominance que se disputent dans ce récit homosexualité et hétérosexualité. Toutes ces figures sont, cependant, contrairement à l'androïde emmuré dans son corps, changeantes et versatiles à l'extrême, notamment Chonko, sa maîtresse et entremetteuse, et ont pour trait commun de jouir d'une très forte acuité à percevoir les désarrois de l'androïde Yves, tantôt cherchant à le conforter dans ses rengaines narcissiques, tantôt l'enjoignant à mimer une communication factice. Quant aux objets perdus de son passé - les trois vieilles fantomatiques, le phallique camion, la tendresse sauvage de Chonko - aussitôt regagnés, ils sont condamnés à s'évanouir à leur tour, tels des résidus fallacieux de la mémoire. Jacques Lévy