share_book
Envoyer cet article par e-mail

Caravage

ou partager sur :

share_comment
Partager ce commentaire par e-mail

ou partager sur :

PRÊT A ACHETER?
(vous pouvez toujours annuler plus tard)


J'aime
Caravage

Caravage

  (Auteur)


Prix : Cet article n'a pas encore de prix  ask_price

Demande de cotation sur ""
Ce titre est nouveau dans notre fonds d'ouvrages et nous ne l'avons encore jamais vendu à ce jour.
Notre engagement: Vous obtenir le meilleur prix
Aussi nombreux que soient les titres que nous référençons, absolument rien n'est automatisé dans la fixation de nos prix; et plutôt que de convertir automatiquement le prix en euros et risquer de répercuter sur vous un prix artificiellement élevé, nous vous faisons un devis rapide après avoir vérifié les prix auprès de nos différents fournisseurs.
Cette étape de demande de cotation est rapide (généralement quelques heures) et vise à vous faire bénéficier en permanence du meilleur prix pour vos achats de livres.


Sur commande

Des articles qui pourraient aussi vous intéresser

Description de "Caravage"

Marzio Milesi décrit ainsi Caravage (1573-1610), dans l'un des sonnets qu'il lui consacre. Pourtant, sa vie a nourri les élucubrations Ies plus fantaisistes des historiographes, du XVIIe au XIXe siècle, amplifiant ou dénaturant chaque instant de son cheminement d'homme et de peintre. La critique moderne, depuis Roberto Longhi, a enfin cherché à mettre en évidence la vérité de l'artiste, loin de l'imagerie du " peintre maudit ", grossier ou inculte, dont l'oeuvre serait seulement l'écho de la violence et de la débauche. Rodolfo Papa part des oeuvres elles-mêmes, dont il analyse la technique, le style et la portée : il les resitue dans le contexte esthétique et littéraire, historique et dogmatique, du XVIe et du XVIIe siècle, illustrant à cette seule et pure lumière le parcours pictural de Caravage. De Milan à Rome, où se fait l'essentiel de sa formation et où il vit ses années les plus fécondes, porté par maints commanditaires et mécènes, Caravage prend une part décisive à l'affrontement entre la " belle manière " de l'école classique et le souci d'une authentique " imitation de la nature ", recherchant l'expression de la vérité narrative et psychologique par le mouvement (moto) de la composition, des formes, des physionomies, de l'ombre et de la lumière. Dans la vaste réorganisation de la pensée artistique postérieure au concile de Trente (1545-1563), Milan est animée, à cette époque, par l'action de Carlo Borromeo (1538-1584), et Rome, fortement marquée par l'enseignement de Filippo Neri et d'Ignace de Loyola (1491-1556). L'auteur montre combien leur pensée, qui place les pauperes au centre de leurs attentions pastorales, inspire l'oeuvre de Caravage, également imprégnée des textes de la Vulgate, des Pères de l'Église, de La Légende dorée de Jacques de Voragine. En suivant l'évolution de sa manière, on mesure à quel point Caravage se concentre sur l'essentiel, la signification de l'événement narratif, et comment la représentation littérale des textes dans sa peinture est quête de sens religieux : ainsi, le cycle de la chapelle Contarelli de Saint-Louis-des-Français (1600) illustrant la Vocation et le Martyre de saint Matthieu ; la Mise au tombeau du Vatican ; les études de la Vierge (Madone de Lorette, Madone des Palefreniers et du Rosaire, Annonciation de Nancy) ; Ies Cène à Emmaüs ; le Crucifiement de saint Pierre et la Conversion de saint Paul de Santa Maria del Popolo. Rodolfo Papa, dans une étude comparative des différentes versions existantes de Saint Jean Baptiste, démontre, en s'appuyant sur Ies textes bibliques et sur Apollodore, que celle de la galerie Borghese représente le berger Phrixos de la mythologie, et que celle de la pinacothèque du Capitole est, en fait, un Isaac sauvé. Les dernières années du peintre, son errance entre Naples, Malte et la Sicile sont placées sous le signe des menaces judiciaires, de la fuite mais aussi d'ultimes réalisations majeures, jusqu'à sa mort dans des circonstances troubles, à Porto Ercole. S'il demeure presque toujours fidèle à la scénographie des textes, sacrés ou profanes, Caravage innove dans la représentation des personnages, vus dans leur nue pauvreté, leur rudesse, leur saleté, mais surtout par le traitement de la lumière, de l'ombre et de l'espace, devenus les " personnages " principaux de ses toiles, comme le montrent la Décollation de saint Jean-Baptiste, l'Enterrement de sainte Lucie ou sa dernière oeuvre, Le Martyre de saint Ursule. Le renom de Caravage, Ies nouveautés que sa manière introduisit ont marqué profondément ses contemporains et maints artistes italiens et étrangers (Guido Reni, Valentin), les " caravagesques ", qui bientôt suivent ses pas et diffusent l'enseignement de ses oeuvres. Giulio Cesare Gigli écrira, quelques années après sa mort : " Heureux sois-tu, toi qui arrives à ce moment. Cet homme est le grand Michelangelo Caravage, premier entre les peintres, la merveille de l'art, l'étonnement de la nature, mais ensuite la cible d'un triste sort. "

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 335  pages
  • Dimensions :  4.0cmx28.0cmx34.0cm
  • Poids : 3338.4g
  • Editeur :   Imprimerie Nationale Paru le
  • Collection : IMPRIMERIE NATI
  • ISBN :  2742784756
  • EAN13 :  9782742784752
  • Classe Dewey :  759

D'autres livres de Rodolfo Papa

Caravage

La collection " Vie d'artiste " entend situer la vie et l'oeuvre des grands maîtres dans le contexte politique et culturel de leur époque. le matériel iconographique, riche et varié, montre non seulement les chefs-d'oeuvre de l'artiste, mais aussi des oeuvres de contemporains, ainsi que les lieu...

Voir tous les livres de Rodolfo Papa

Commentaires sur cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire. Soyez le premier!

Laisser un commentaire

Rechercher des articles similaires par rayon

Rechercher par thèmes associés

Marzio Milesi décrit ainsi Caravage (1573-1610), dans l'un des sonnets qu'il lui consacre. Pourtant, sa vie a nourri les élucubrations Ies plus fantaisistes des historiographes, du XVIIe au XIXe siècle, amplifiant ou dénaturant chaque instant de son cheminement d'homme et de peintre. La critique moderne, depuis Roberto Longhi, a enfin cherché à mettre en évidence la vérité de l'artiste, loin de l'imagerie du " peintre maudit ", grossier ou inculte, dont l'oeuvre serait seulement l'écho de la violence et de la débauche. Rodolfo Papa part des oeuvres elles-mêmes, dont il analyse la technique, le style et la portée : il les resitue dans le contexte esthétique et littéraire, historique et dogmatique, du XVIe et du XVIIe siècle, illustrant à cette seule et pure lumière le parcours pictural de Caravage. De Milan à Rome, où se fait l'essentiel de sa formation et où il vit ses années les plus fécondes, porté par maints commanditaires et mécènes, Caravage prend une part décisive à l'affrontement entre la " belle manière " de l'école classique et le souci d'une authentique " imitation de la nature ", recherchant l'expression de la vérité narrative et psychologique par le mouvement (moto) de la composition, des formes, des physionomies, de l'ombre et de la lumière. Dans la vaste réorganisation de la pensée artistique postérieure au concile de Trente (1545-1563), Milan est animée, à cette époque, par l'action de Carlo Borromeo (1538-1584), et Rome, fortement marquée par l'enseignement de Filippo Neri et d'Ignace de Loyola (1491-1556). L'auteur montre combien leur pensée, qui place les pauperes au centre de leurs attentions pastorales, inspire l'oeuvre de Caravage, également imprégnée des textes de la Vulgate, des Pères de l'Église, de La Légende dorée de Jacques de Voragine. En suivant l'évolution de sa manière, on mesure à quel point Caravage se concentre sur l'essentiel, la signification de l'événement narratif, et comment la représentation littérale des textes dans sa peinture est quête de sens religieux : ainsi, le cycle de la chapelle Contarelli de Saint-Louis-des-Français (1600) illustrant la Vocation et le Martyre de saint Matthieu ; la Mise au tombeau du Vatican ; les études de la Vierge (Madone de Lorette, Madone des Palefreniers et du Rosaire, Annonciation de Nancy) ; Ies Cène à Emmaüs ; le Crucifiement de saint Pierre et la Conversion de saint Paul de Santa Maria del Popolo. Rodolfo Papa, dans une étude comparative des différentes versions existantes de Saint Jean Baptiste, démontre, en s'appuyant sur Ies textes bibliques et sur Apollodore, que celle de la galerie Borghese représente le berger Phrixos de la mythologie, et que celle de la pinacothèque du Capitole est, en fait, un Isaac sauvé. Les dernières années du peintre, son errance entre Naples, Malte et la Sicile sont placées sous le signe des menaces judiciaires, de la fuite mais aussi d'ultimes réalisations majeures, jusqu'à sa mort dans des circonstances troubles, à Porto Ercole. S'il demeure presque toujours fidèle à la scénographie des textes, sacrés ou profanes, Caravage innove dans la représentation des personnages, vus dans leur nue pauvreté, leur rudesse, leur saleté, mais surtout par le traitement de la lumière, de l'ombre et de l'espace, devenus les " personnages " principaux de ses toiles, comme le montrent la Décollation de saint Jean-Baptiste, l'Enterrement de sainte Lucie ou sa dernière oeuvre, Le Martyre de saint Ursule. Le renom de Caravage, Ies nouveautés que sa manière introduisit ont marqué profondément ses contemporains et maints artistes italiens et étrangers (Guido Reni, Valentin), les " caravagesques ", qui bientôt suivent ses pas et diffusent l'enseignement de ses oeuvres. Giulio Cesare Gigli écrira, quelques années après sa mort : " Heureux sois-tu, toi qui arrives à ce moment. Cet homme est le grand Michelangelo Caravage, premier entre les peintres, la merveille de l'art, l'étonnement de la nature, mais ensuite la cible d'un triste sort. "