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Beatus ille

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Description de "Beatus ille"

Premier livre d'Antonio Muñoz Molina, Beatus ille se présente tel un gigantesque flash-back où, dans le sillage du personnage central (Minaya), prennent place les figures (vivantes ou mortes) d'une période révolue : la guerre civile espagnole. Minaya mène une étude sur Jacinto Solana, un écrivain quasi inconnu de la génération de 1927 (celle de Lorca, entre autres) dont on vient de retrouver des poèmes, écrits autrefois dans la petite ville de Magina, et précisément dans la maison où vit l'oncle de Minaya. Sur place, la quête littéraire du jeune homme se transforme en une véritable enquête policière. La maison est empreinte d'un mystère que Minaya ne parvient pas à saisir, et d'un passé où se mêlent héroïsme et trahison, crime et amour. D'étranges relations existent entre ceux qui y vivent : l'oncle Manuel, veuf inconsolable, semble cacher bien des choses sur la disparition de son ami Solana ; sa vieille mère Elvira reste enfermée dans sa chambre à l'étage, servie par trois bonnes, dont la jeune Inès qui entre dans la vie de Minaya et bouleverse ses sens autant que ses pensées ; et un ancien sculpteur "officiel" à demi ruiné, qui gagnait autrefois sa vie en produisant des monuments à la gloire des franquistes... La demeure est aussi hantée par la présence-absence de deux fantômes : Mariana, femme de Manuel, tuée d'une balle (soit disant perdue) le lendemain de son mariage, et Solana lui-même, abattu après la guerre dans des circonstances non élucidées, et sans avoir pu terminer son roman intitulé Beatus ille.On l'aura compris, le texte joue sur sa propre mise en abyme, le passé interférant dans le présent au fil de l'enquête de Miya, et introduisant chez le lecteur une sensation étrange, où rêve et réalité paraissent soudés de manière quasi érotique On attend la résolution des questions tout en ayant une envie subite de les laisser en suspens. Mais au-delà de cette tenue narrative impeccable, de la tension et de l'effet de suspense produits, la force de Beatus ille tient dans la manière dont Muñoz Molina travaille sa "matière humaine", créant à partir de gestes, de couleurs, de sons, d'ombre et de lumière, une puissance d'évocation qui ménage d'une part un lyrisme et une atmosphère saisissante, et d'autre part la simple, mais pas si évidente, qualité romanesque de savoir raconter une histoire. Avec les nouvelles de Rien d'extraordinaire, Molina, inspiré par Poe et Cortazar, en donne un bel exemple, (cependant moins convainquant que sur la longueur romanesque). On y retrouve la multiplicité des thèmes que l'auteur aborde dans ses romans, et cette façon de donner une touche mystérieuse à des aventures a priori banales. Intimiste, érotique, policière, fantastique, ces nouvelles sont un peu de tout cela à la fois, soulignant les contradictions humaines au sein d'une époque elle-même contradictoire, et dans une Espagne au passé pesant et au présent comme fragilisé. On lira donc ces nouvelles soit comme un écho saisissant du travail de Molina, soit comme une belle entrée en matière avant d'aller découvrir l'oeuvre romanesque. Et pourquoi ne pas commencer avec Beatus ille ? Certes, le prix Médicis étranger pour Pleine Lune en 1998, devrait suffire à donner à Muñoz Molina sa place dans le paysage de la littérature étrangère en France, mais la réédition de Beatus ille est à souligner, tant ce livre apparaît (à l'instar par exemple de Juan Marsé, dont on attend avec impatience la réédition en poche de l'introuvable Obscure histoire de la cousine Montsé) comme un incontournable de la littérature espagnole contemporaine.--LD-- --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Détails sur le produit

  • Reliure : Poche
  • 388  pages
  • Dimensions :  2.6cmx10.8cmx17.6cm
  • Poids : 222.3g
  • Editeur :   Seuil Paru le
  • Collection : Points
  • ISBN :  2020512564
  • EAN13 :  9782020512565
  • Classe Dewey :  863.64
  • Langue : Français

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Pleine lune

"Halluciné par le manque de sommeil, il sentait qu'il serait capable, s'il fermait les yeux et se mettait dans un état de tension intellectuelle maximum, de voir le visage, de voir devant lui dans le noir non pas les phosphènes des paupières serrées mais les traits qui avaient vu la fillette(.....

Dans la grande nuit des temps

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Beatus ille

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