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Marcos, le maitre des miroirs

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    Description de "Marcos, le maitre des miroirs"

    Premier janvier 1994. Le jour même où l'accord nord-américain de libre-échange (ALENA) entrait en vigueur, la guérilla zapatiste faisait son apparition sur la scène politique mexicaine. Le principal dirigeant de l'armée zapatiste de libération nationale (AZLN) est le sous-commandant Marcos. Surnommé El Sub, c'est un personnage énigmatique qui cache son visage et son nom véritable. Il faudra attendre 2001, peu après la longue marche sur Mexico, pour que son identité soit dévoilée au grand jour. Son aventure a débuté dix ans auparavant lorsqu'il quitte sa ville pour l'Etat du Chiapas, cherchant à y établir un peu de justice. Engagé dans un programme d'alphabétisation, il enseigne l'histoire contemporaine du Mexique, et se lie à une poignée de militants révolutionnaires indiens marxisants. Cantonnés dans ces montagnes, les premiers maquisards poursuivent leur utopie politique qui finit par s'enrichir d'une ascèse. Leur zone de parcours couvre le territoire craint et vénéré par tout descendant maya qui se respecte. Ce secteur inhabité de la forêt était le lieu des morts, des fantômes, de toutes les histoires qui peuplent encore la nuit de la forêt Lacandone. De l'espace urbain aux massifs montagneux verts, le sous-commandant entreprend un exode inverse qui remonte le cours occulté de l'histoire mexicaine et s'applique à pénétrer la culture de ses populations ancestrales. Dans un deuxième temps, l'armée zapatiste (1986-1989) est renforcée par le ralliement de la paysannerie. C'est un problème très délicat pour le groupe fondateur qui manque de soutien et pour qui, jusqu'alors, la population était un fantôme. La méfiance des maquisards est justifiée par l'existence d'un autre fantôme qui les suit de longues années, celui du Che en Bolivie, avec pour corollaire le manque d'appui de la paysannerie locale à une guérilla artificielle. Mais Marcos réalise ce qui manquait au Che, une symbiose avec la réalité culturelle amérindienne. Administré aux paysans même à dose légère, le pathos dénonçant l'impérialisme passe mal : ta parole est dure rétorquent les principaux intéressés. D'où la nécessité de développer une qualité d'écoute. L'historien est devenu entre-temps anthropologue, il converge vers l'approche de la théologie de la libération. Et lorsque les guérilleros prennent leur premier village, les habitants sont frappés par le fait que les rebelles viennent de la montagne, et non de la ville. Un lien mystique établit la concordance des récits immémoriaux accréditant cette venue avec la légende de Zapata. Ensuite, Marcos saura développer un discours politique théorique destiné au monde extérieur, à commencer par le gouvernement mexicain et le parti alors au pouvoir, la PRI, et façonner une formidable stratégie de communication. En défiant un régime réputé intouchable, en interpellant les acteurs internationaux, il a mis à nu l'envers du décor, non seulement de la réalité mexicaine, mais aussi du monde tel qu'il va aujourd'hui : sous-développement, effondrement économique, menaces sur la paysannerie et ses cultures vivrières, mafias politiques et cartel de la drogue, triomphe du néo-libéralisme... Il a le premier indiqué la voie d'une auto-détermination populaire et d'un autre mode de développement. Manuel Vasquez Montalban a rencontré le sous-commandant Marcos en 1998, après avoir correspondu avec lui. Au centre du livre figure sa rencontre avec lui, narrée sur un ton qui alterne humour épique, révérence, analyse journalistique.

    Détails sur le produit

    • Reliure : Broché
    • 256  pages
    • Dimensions :  2.4cmx12.4cmx19.2cm
    • Poids : 440.0g
    • Editeur :   Mille Et Une Nuits Paru le
    • Collection : Essais
    • ISBN :  2842057163
    • EAN13 :  9782842057169
    • Langue : Français

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    Premier janvier 1994. Le jour même où l'accord nord-américain de libre-échange (ALENA) entrait en vigueur, la guérilla zapatiste faisait son apparition sur la scène politique mexicaine. Le principal dirigeant de l'armée zapatiste de libération nationale (AZLN) est le sous-commandant Marcos. Surnommé El Sub, c'est un personnage énigmatique qui cache son visage et son nom véritable. Il faudra attendre 2001, peu après la longue marche sur Mexico, pour que son identité soit dévoilée au grand jour. Son aventure a débuté dix ans auparavant lorsqu'il quitte sa ville pour l'Etat du Chiapas, cherchant à y établir un peu de justice. Engagé dans un programme d'alphabétisation, il enseigne l'histoire contemporaine du Mexique, et se lie à une poignée de militants révolutionnaires indiens marxisants. Cantonnés dans ces montagnes, les premiers maquisards poursuivent leur utopie politique qui finit par s'enrichir d'une ascèse. Leur zone de parcours couvre le territoire craint et vénéré par tout descendant maya qui se respecte. Ce secteur inhabité de la forêt était le lieu des morts, des fantômes, de toutes les histoires qui peuplent encore la nuit de la forêt Lacandone. De l'espace urbain aux massifs montagneux verts, le sous-commandant entreprend un exode inverse qui remonte le cours occulté de l'histoire mexicaine et s'applique à pénétrer la culture de ses populations ancestrales. Dans un deuxième temps, l'armée zapatiste (1986-1989) est renforcée par le ralliement de la paysannerie. C'est un problème très délicat pour le groupe fondateur qui manque de soutien et pour qui, jusqu'alors, la population était un fantôme. La méfiance des maquisards est justifiée par l'existence d'un autre fantôme qui les suit de longues années, celui du Che en Bolivie, avec pour corollaire le manque d'appui de la paysannerie locale à une guérilla artificielle. Mais Marcos réalise ce qui manquait au Che, une symbiose avec la réalité culturelle amérindienne. Administré aux paysans même à dose légère, le pathos dénonçant l'impérialisme passe mal : ta parole est dure rétorquent les principaux intéressés. D'où la nécessité de développer une qualité d'écoute. L'historien est devenu entre-temps anthropologue, il converge vers l'approche de la théologie de la libération. Et lorsque les guérilleros prennent leur premier village, les habitants sont frappés par le fait que les rebelles viennent de la montagne, et non de la ville. Un lien mystique établit la concordance des récits immémoriaux accréditant cette venue avec la légende de Zapata. Ensuite, Marcos saura développer un discours politique théorique destiné au monde extérieur, à commencer par le gouvernement mexicain et le parti alors au pouvoir, la PRI, et façonner une formidable stratégie de communication. En défiant un régime réputé intouchable, en interpellant les acteurs internationaux, il a mis à nu l'envers du décor, non seulement de la réalité mexicaine, mais aussi du monde tel qu'il va aujourd'hui : sous-développement, effondrement économique, menaces sur la paysannerie et ses cultures vivrières, mafias politiques et cartel de la drogue, triomphe du néo-libéralisme... Il a le premier indiqué la voie d'une auto-détermination populaire et d'un autre mode de développement. Manuel Vasquez Montalban a rencontré le sous-commandant Marcos en 1998, après avoir correspondu avec lui. Au centre du livre figure sa rencontre avec lui, narrée sur un ton qui alterne humour épique, révérence, analyse journalistique.