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Bijoux du Maroc. La beauté des diables

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Bijoux du Maroc. La beauté des diables

Bijoux du Maroc. La beauté des diables

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Prix : 850,00 DH TTC


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Description de "Bijoux du Maroc. La beauté des diables"

L'ambition de ce livre est de poser un regard nouveau sur les bijoux du Maroc. Longtemps, en effet, l'approche des arts traditionnels s'est cantonnée dans une stricte perspective documentaire et sociologique. Avec prudence, on traitait des bijoux en évitant de se prononcer sur la part de beauté qu'ils arrachaient à l'invisible. C'était renoncer à beaucoup. Paul Claudel, avec cette extravagance qui caractérise son lyrisme, a écrit qu'une pierre précieuse était " une miette de Dieu ". C'est cette part de spiritualité qu'il nous a paru nécessaire d'introduire, car, sans étincelle de transcendance, un bijou n'est plus qu'un objet. Dans un premier mouvement, les bijoux sont replacés dans la société qui les forme et les excrète. Ils sont d'abord les signes visibles d'une appartenance communautaire : on porte les fibules et les bracelets de sa tribu comme un chevalier portait sur son bouclier ou son oriflamme le blason de sa maison. À cet égard, les bijoux poinçonnent les membres du groupe et apparaissent bien comme des figures de marquage. Mais le corps qu'ils marquent prend aussi sa revanche : les bijoux du Maroc, et au-delà du Maghreb, sont des concrétions évidentes de féminité. Avec une impudeur qui n'est concevable que parce qu'elle se protège de silence, ils montrent des seins nus, des pubis, des sexes... Les bijoux ont aussi un très ancien statut de talisman : ils répondent au mauvais œil, ils amadouent la baraka. Ce commerce subtil avec les diables les fait participer d'une sorte de pharmacopée magique. Dans sa seconde partie, le livre, précisément, se penche sur ce qui fait la beauté des bijoux. S'attachant aux figures, aux matières, au modelé, à la brillance, à la masse, à la patine, à l'usure, aux couleurs, aux parfums même, ce nouveau regard cherchera à restaurer (ou à inventer) les bijoux du Maroc dans leur statut d'œuvre d'art. C'est là, sans doute, ce qui fait toute l'originalité du projet : prendre la mesure esthétique de ce qui, naguère, restait strictement confiné dans un cadre sociétal. Les joyaux cessent alors d'être les témoignages d'une culture particulière pour prendre une nouvelle présence. Libérés de leur prison tribale, ils s'épanouissent dans l'univers des formes. Les bijoux du Maroc deviennent ainsi des bijoux du monde, et parlent à tous les hommes.

Détails sur le produit

  • Reliure : Relié
  • 336 pages
  • Dimensions :  3.6cmx26.6cmx29.8cm
  • Poids : 2680.7g
  • Editeur :   Art Création Réalisation - Acr Paru le
  • ISBN :  2867701546
  • EAN13 :  9782867701542
  • Classe Dewey :  739.270964
  • Langue : Français

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L'ambition de ce livre est de poser un regard nouveau sur les bijoux du Maroc. Longtemps, en effet, l'approche des arts traditionnels s'est cantonnée dans une stricte perspective documentaire et sociologique. Avec prudence, on traitait des bijoux en évitant de se prononcer sur la part de beauté qu'ils arrachaient à l'invisible. C'était renoncer à beaucoup. Paul Claudel, avec cette extravagance qui caractérise son lyrisme, a écrit qu'une pierre précieuse était " une miette de Dieu ". C'est cette part de spiritualité qu'il nous a paru nécessaire d'introduire, car, sans étincelle de transcendance, un bijou n'est plus qu'un objet. Dans un premier mouvement, les bijoux sont replacés dans la société qui les forme et les excrète. Ils sont d'abord les signes visibles d'une appartenance communautaire : on porte les fibules et les bracelets de sa tribu comme un chevalier portait sur son bouclier ou son oriflamme le blason de sa maison. À cet égard, les bijoux poinçonnent les membres du groupe et apparaissent bien comme des figures de marquage. Mais le corps qu'ils marquent prend aussi sa revanche : les bijoux du Maroc, et au-delà du Maghreb, sont des concrétions évidentes de féminité. Avec une impudeur qui n'est concevable que parce qu'elle se protège de silence, ils montrent des seins nus, des pubis, des sexes... Les bijoux ont aussi un très ancien statut de talisman : ils répondent au mauvais œil, ils amadouent la baraka. Ce commerce subtil avec les diables les fait participer d'une sorte de pharmacopée magique. Dans sa seconde partie, le livre, précisément, se penche sur ce qui fait la beauté des bijoux. S'attachant aux figures, aux matières, au modelé, à la brillance, à la masse, à la patine, à l'usure, aux couleurs, aux parfums même, ce nouveau regard cherchera à restaurer (ou à inventer) les bijoux du Maroc dans leur statut d'œuvre d'art. C'est là, sans doute, ce qui fait toute l'originalité du projet : prendre la mesure esthétique de ce qui, naguère, restait strictement confiné dans un cadre sociétal. Les joyaux cessent alors d'être les témoignages d'une culture particulière pour prendre une nouvelle présence. Libérés de leur prison tribale, ils s'épanouissent dans l'univers des formes. Les bijoux du Maroc deviennent ainsi des bijoux du monde, et parlent à tous les hommes.