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Description de "La boutique de la seconde chance"

Brocante À ma mort, je ne laisserai que des vieilleries. Si j'allais chez moi le jour de la vente de ma succession, j'achèterais l'ensemble. Ce qui n'est bien sûr guère surprenant puisque c'est moi qui l'aurais acquis à l'origine. Reste que j'aurais mis la main sur le tout même si je n'avais pas été dans le coup. Et je ne suis pas le seul de mon espèce. Il y en a qui entrent chez moi et sont fascinés par mon bric-à-brac, qui convoitent mes vieilleries. Ceux-là sont des chineurs. Quand des gens qui n'en sont pas viennent chez moi, ils se gaussent. Ou ils prétendent que ma maison est sinistre parce que tout ce qu'elle contient a appartenu à des personnes aujourd'hui disparues. Je leur rétorque : «Pas toutes. Il y en a en maison de retraite.» Ils n'y comprennent rien. S'ils pénètrent chez quelqu'un sans y trouver un canapé écossais sous un tableau assorti des «artistes nécessiteux» (gros, gros succès sur le parking de South Ramada Inn - tout pour l'amateur d'art !), ils sont troublés, désorientés, parfois même agressifs. Je prends note : ils ne seront pas conviés à la dispersion de mes biens. En imaginant que je meure aujourd'hui, l'annonce présentant la vente de ma succession pourrait ressembler à ceci : VENTE DE SUCCESSION Vendredi et samedi, 10 h - 17 h 15318 Vera Trente années d'accumulation. Choix important ! Fauteuil en laque de Chine rouge des années 1940, véritable canapé western 1960 avec des coussins cousus en forme de chapeaux géants, mannequin de grand magasin années 1950 (homme), service de table 1930, lampe 1970 et plante artificielle en pot, table de cuisine 1940 rouge et blanche, meuble hi-fi Olympic Deluxe en cerisier des années 1950. Centaines de 33-tours et cassettes, grand choix de romans de gare, impressionnante collection de chromos : clowns tristes, toreros, femmes nues, Elvis minces et Elvis obèses ! On propose également : pendules de cuisine, lampes hideuses, cendriers, carafes, shakers, bongos, objets publicitaires, cuillères souvenir, salières et poivrières, et bien d'autres surprises ! Un plein garage. Une pleine cave. Réservez votre journée ! Resquilleurs lève-tôt s'abstenir. Je suis amené de temps à autre à recevoir chez moi des adeptes du canapé écossais. À l'occasion, par exemple, des visites désormais fréquentes de ma soeur Linda, d'une façon ou d'une autre liées à la santé de ma mère. Linda est convaincue que tout doit être neuf. Elle roule dans une voiture neuve, habite une maison neuve dans un lotissement neuf avec son nouveau mari. Quelques minutes dans mon salon suffisent à la mettre au supplice. Parmi tous les objets provenant de l'Armée du Salut, de vide-greniers, de ventes de charité, de marchés aux puces, Linda est désemparée. Je le vois bien au regard qu'elle pose sur mon bazar, il lui tarde de retrouver son intérieur et son canapé beige en tissu écossais, son fauteuil beige en tissu écossais, sa causeuse beige en tissu écossais (une main bronzée par les U.V. sur l'appuie-tête beige en tissu écossais) et son tableau dans les tons bruns, sable, beige, terre de Sienne et sépia. Quand Linda daigne s'asseoir chez moi, elle se pose du bout des fesses au bord du canapé western, comme un petit oiseau blanc pris au piège dans une cage malpropre, insalubre. J'en suis navré.

Détails sur le produit

  • Reliure : Broché
  • 300  pages
  • Dimensions :  3.0cmx14.0cmx22.4cm
  • Poids : 421.8g
  • Editeur :   Fleuve Noir Paru le
  • ISBN :  2265093513
  • EAN13 :  9782265093515

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