Le serpent majuscule
Mathilde Perrin a 63 ans. Elle est veuve et habite un pavillon à Melun avec son dalmatien et son léger problème de surpoids. Mais surtout Mathilde est tueuse à gages. Ancienne résistante au caractère bien trempé, elle exécute depuis trente ans les contrats que le Commandant lui confie. L’inspecteur Vassiliev enquête sur les meurtres qu’elle a commis. En effet, depuis quelque temps, Mathilde cultive une petite disposition à se laisser aller à quelques cruautés gratuites pour enjoliver ses missions. Et elle commence à sérieusement perdre la boule : elle oublie de se débarrasser de son arme, elle se trompe de cible, elle croit que son voisin a décapité son chien… C’est savoureux, très drôle et fort méchant. Ça défouraille dans tous les sens avec de grands moments tarantinesques. Dans ce réjouissant jeu de massacre où l'on tue tous les affreux, Pierre Lemaitre joue en virtuose de sa plume caustique. Avec cette œuvre de jeunesse inédite, il fait cadeau à ses lecteurs d'un roman noir et subversif qui marque ses adieux au genre. Dialogues cinglants, portraits saisissants, scénario impitoyable : du pur Pierre Lemaitre.