L’étranger et autres histoires du Maroc
Ensemble de sketches brefs mais puissants, affichant une gamme d’humour subtil, une observation ferme et objective, des intrigues inquiétantes, des événements simples mais profonds. Le tout avec une admirable économie de langage. Abouzeid laisse souvent aux lecteurs le soin d’expliquer les motivations des personnages. Tout en étant divertissantes, ces histoires ne sont pas destinées uniquement au divertissement. Se déroulant au Maroc post colonial, et examinant la société au moment où la tradition et la modernité se heurtent au point de se renverser sur la tête, elles se transforment en dictons éloquents avec des rebondissements à la O. Henry, et exposent des absurdités comme Kafka. Le garçon qui ne réussit qu’après avoir été expulsé de l’école, le syndicaliste qui se bat pour les ouvriers pour se retrouver à la vieillesse victime de son propre combat, l’innocente épouse trahie doublement par sa propre sœur et par sa meilleure amie. « D’autres collectionnent les timbres, mais moi je collectionne les mots. » dit un personnage qui pourrait bien être l’auteur. « Je les sélectionne avec soin, les dépose dans une majestueuse diamants ». calligraphie et les manie avec une joie intense come des