L’homme qui tua la lune
Le roman suit l’histoire d’un groupe d’amis multiconfessionnel, partageant les mêmes affinités intellectuelles, dont les membres avaient décidé de vivre leurs dernières années dans la petite ville qui les a vus naitre, coulant des jours tranquilles avant d’être piégés par une guerre qui se déroulait pourtant loin de leur pays et d’autres vicissitudes qui vinrent mettre fin à leur bonheur. Le protagoniste Youssef, grand chef de la confrérie de la Zaouia Ouazzania et patron de l’hebdomadaire tangérois « La Dépêche du Détroit », est à la quête d’une idée fixe qu’il n’arrive pas à matérialiser, idée qui se cramponne farouchement à ses pensées au point que ses autres idées peinent à s’aménager une place dans sa tête ni à trouver un moyen pour expulser l’intruse. L’idée d’écrire un livre hantait Youssef, au point d’avoir recours à des moyens de pression peu orthodoxes, des voix qu’il n’avait pas l’habitude d’entendre et qui se mettaient à l’apostropher dans ses sommeils comme dans ses assoupissements, s’acharnant pour lui expliquer qu’une vraie immortalité n’est possible que s’il met en œuvre l’idée fixe…